Sveaborg

Définition et enjeux

A. Geffroy,  Revue des Deux Mondes

“ Svéaborg avait coûté des sommes immenses à la Suède, et c’était l’œuvre de plus d’un demi-siècle. Le comte amiral Cronstedt, chargé de la défendre, avait une garnison de sept mille six cents hommes, cinquante-huit pièces de canon en bronze, mille neuf cent soixante-quinze en fer, trois cent quarante mille projectiles, un magasin considérable de vivres. L’armée assiégeante fut souvent moins nombreuse que la garnison ”
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A. Geffroy,  Revue des Deux Mondes

“ Et croit-on sérieusement, quelle que soit même l’interprétation véritable, que Bernadotte, après avoir fait une première fois, en face du cabinet de Saint-Pétersbourg, le saut périlleux, ait entendu imposer à ses descendans de le faire chacun à son tour sans profit, et pour la plus grande joie des Russes? Un des nombreux poètes qu’ont inspirés en Suède le bombardement de Svéaborg et la prise de Sébastopol maudissait l’autre jour « l’ombre couronnée qui tient le bâton de maréchal, et qui, debout encore sur les rochers de la Baltique, défend aux armées suédoises de reconquérir la Finlande. » ”
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A. Geffroy,  Revue des Deux Mondes

“ Évidemment le gouvernement suédois a été joué indignement, ce qui n’excuse pas son aveugle confiance, mais ce qui accuse et condamne Alexandre et la Russie. Tout n’était pas perdu cependant, si le roi montrait quelque sagesse en présence du danger : la suite de la guerre a fait voir que la Finlande pouvait se défendre elle-même, pourvu qu’on la laissât faire, jusqu’à ce que les troupes suédoises pussent venir à son secours ; mais Gustave, par ses bizarres instructions, sembla prendre à tâche d’empêcher toute résistance, et pendant ce temps Svéaborg fut livrée à prix d’argent. ”
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