Séeland

Définition et enjeux

J.-M. Dargaud Le Tour du monde

Plutôt qu’une académie, on rêverait un Paraclet avec Héloïse ou un Rosenborg avec Christine Munch.
De Sorö à Röskilde, la Séeland a un aspect d’églogue comme la Fionie. Une vaste plaine, tantôt prairies, tantôt champs de blé, tantôt forêts : peu de villages, beaucoup de maisons à un petit porche et à deux ailes, voilà l’île nouvelle. Les paysans disséminent leurs habitations, au lieu de les concentrer autour de l’église. Cela est très-bon ; car le propriétaire ou le fermier, toujours à portée de son domaine, le travaille d’autant mieux.
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Portrait de Victor Fournel Victor Fournel Voyages hors de ma chambre (1878)

Moins fertile que les îles d’Amack et de Fionie, qui sont les jardins du Danemark, le Seeland est cultivé dans toute son étendue, en dehors des forêts, avec une ardeur et un soin qui ne laissent pas un pouce de terrain sans en tirer parti. Aussi n’est-il pas rare de trouver dans les familles des paysans danois, le plus souvent propriétaires du sol qu’ils cultivent, une aisance qui va jusqu’à la richesse.
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J.-M. Dargaud Le Tour du monde

Ce pays de Séeland est ravissant. Pas d’eaux courantes, mais, en revanche, des lacs de lapis, d’émeraude ou d’argent. Quand ce ne sont pas les lacs, c’est la mer qui s’étend avec le ciel et qui le rejoint dans des lointains sublimes. Quand ce n’est pas la mer, ce sont des châteaux ou des églises. Quand ce ne sont ni des châteaux ni des églises, ce sont des presbytères ou des tombeaux scandinaves. Quand ce ne sont ni des presbytères ni des tombeaux, ce sont des maisons rustiques, des champs fertiles, ou plutôt c’est tout cela à la fois encadré de forêts.
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