Jurien de La Gravière, Les Marins du XVIe siècle
“ Chancelor avait, sans s’arrêter, traversé Vologda, dépassé Jaroslaf et Rostof [11] ; il ne lui restait plus qu’une centaine de milles à parcourir pour atteindre Moscou. L’aspect du pays changeait à vue d’œil ; tout indiquait déjà les approches d’une grande capitale. La terre gardait encore les traces d’une soigneuse culture et avait dû porter d’abondantes moissons. Presqu’à chaque pas s’offraient de petits villages semés dans la plaine, ou rangés, à la suite l’un de l’autre, sur la route. ”
