Chute (religion)

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Lanson Gustave Lanson,  Histoire de la littérature française

“ La religion chrétienne, héritière de la loi juive, se présentera donc comme une hypothèse, telle qu’en emploient les sciences, qui tire sa probabilité de son adaptation aux faits constatés. Seule de toutes les doctrines philosophiques et religieuses, la doctrine de la chute explique le contraste incompréhensible de grandeur et de bassesse, qui est le trait caractéristique de la nature humaine. ”
Source : Wikisource

Portrait de J.-J. Ampère J.-J. Ampère,  La troisième religion de la Chine…

“ L’idée de la chute, puisée dans le repli le plus profond de notre cœur et le plus malade, l’idée de la rédemption, sublime révélation de l’espérance et d’où résulte la nécessité de la lutte morale, s’élèvent d’une hauteur infinie au-dessus de ces conceptions de l’Orient, profondes, mais tristes, dans lesquelles l’homme n’a qu’à se faire chose et à se laisser entraîner passivement par la nature dans la voie universelle et inévitable des êtres. ”
Source : Wikisource

Portrait de Juste Olivier Juste Olivier,  Oeuvres d'Adolphe Lèbre (1856)

“ La loi de l'amour n'est-elle pas la loi de la liberté et de la fraternité?
On dit que le dogme de la chute est celui d'une religion de terreur et d'anathème. Mais c'est oublier qu'il est inséparablement uni au dogme de la rédemption et que son deuil se change par là en des ravissements de joie ; c'est oublier que plus l'offense paraît grande, plus la miséricorde parait sublime et touchante ; c'est oublier que tous les sentiments du chrétien viennent se
perdre et se confondre dans l'heureux sentiment du pardon.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature