Paralysie oculaire

Définition et enjeux

Alfred Fournier De l'ataxie locomotrice d'origine syphilitique… (1882)

Dans une période plus avancée, les accidents de paralysie oculaire revêtent une forme bien plus stable, plus permanente et souvent définitive. On n'observe plus alors ces va-et-vient, ces fluctuations, ces alternances de symptômes à la fois indécis et mobiles. Les troubles qui se produisent à cette époque prennent au contraire, en même temps qu'une forme clinique plus précise, un caractère de persistance que n'avaient pas leurs devanciers, et le plus souvent même s'immobilisent d'une façon définitive, si le traitement n'intervient avec énergie.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Grasset Joseph Grasset Traité pratique des maladies du système nerveux… (1881)

Un autre bon signe pour reconnaître une paralysie peu intense d'un muscle oculaire est l'entraînement secondaire de l'oeil sain. Ainsi, supposez une paralysie du droit externe à gauche; faites fixer un objet en dehors par l'oeil gauche seul : à cause même de sa paralysie, le malade fait de violents efforts pour porter l'oeil à gauche. Un effort synergique a lieu de l'autre côté, et l'oeil droit est fortement entraîné vers le nez. La déviation de l'oeil sain est ainsi beaucoup plus grande que celle de l'oeil malade.
Source : Gallica

La pratique neurologique (1911)

Dans bien des circonstances, on ne constate aucune déviation évidente du globe oculaire, il n'y a pas de strabisme apparent, et cependant, par suite d'une paralysie, ou parésie d'un ou plusieurs muscles du globe, l'oeil n'est plus dans un état d'équilibre parfait.
Dans certaines positions, quand l'oeil n'est pas obligé de se porter dans le sens d'action des muscles parésiés, les troubles sont nuls, il n'y a pas de déviation, pas de diplopie. Mais, dès que l'oeil se met en mouvement dans le sens d'action des muscles paralysés, les troubles apparaissent.
Source : Gallica

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