Ptérygion

Définition et enjeux

Portrait de Dominique Domec Dominique Domec La capitale de l'Équateur au point de vue médico-chirurgical (1886)

Mais il n'en a pas été de même de l'excessive fréquence du ptérygion. Parcourez en France les services de chirurgie de nos grands hôpitaux ; visitez nos diverses cliniques ophthalmologiques : vous ne trouverez certainement pas un ptérygion sur cent cas de maladies oculaires. A Quito, la proportion est tout autre. A l'hôpital, dans la pratique civile, vous rencontrez à chaque pas le ptérygion ; à chaque instant on vient vous demander un remède contre la gênante carnosité qui altère plus ou moins la vue.
Source : Gallica

Portrait de Louis de Wecker Louis de Wecker Traité théorique et pratique des maladies des yeux… (1863-1866)

Marche de la maladie. —- Le ptérygion une fois à l'état chronique est ce qu'on désigne sous le nom de ptérygion membraneux. Il peut rester bien longtemps stalionnaire sans causer de gêne au malade, et ne faire de progrès que lorsqu'une nouvelle inflammation gagne le globe : c'est alors qu'il redevient sarcomateux; la partie de la cornée où repose la tête de l'onglet s'ulcère, ce qui est facile à constater en faisant miroiter cette membrane. Le ptérygion avance alors vers le centre de la cornée, qu'il peut atteindre, dépasser même, et provoquer ainsi des troubles considérables pour la vue.
Source : Gallica

Arthur Sichel Traité élémentaire d'ophtalmologie… (1879)

Êtiologie. — Le ptérygion se développe presque toujours spontanément, et nous venons de voir tout à l'heure en nous occupant de sa pathogénie quel était le mécanisme de son développement; mais ce même processus local qui est toujours la cause du développement du ptérygion spontané, peut aussi prendre son point de départ dans une action mécanique, ou si on aime mieux dans un traumatisme quelconque.
Source : Gallica

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