Muscle digastrique

Définition et enjeux

Jules Béclard,  Traité élémentaire de physiologie humaine… (1870)

“ On objectera que le muscle digastrique est un muscle bien faible, en comparaison des muscles extenseurs de la tête ; on dira aussi qu'il s'insère à peine à 1 centimètre en arrière de la ligne qui passe par le centre des condyles de l'occipital, ou, en d'autres termes, que le bras de levier par lequel il peut agir sur la tête pour la mouvoir dans l'articulation occipito-atloïdienne est très-court. ”
Source : Gallica

Jules Béclard,  Traité élémentaire de physiologie humaine… (1870)

“ Mais cette objection perd beaucoup de sa valeur, quand on réfléchit que la tête est sensiblement en équilibre sur la colonne vertébrale, et qu'il suffit d'une force même très-faible pour la fléchir en avant ou en arrière.
Le ventre antérieur du muscle digastrique est, par excellence, le muscle abaisseur de la mâchoire inférieure ; il est placé le plus favorablement à cet effet, c'est-à-dire le plus loin du centre du mouvement; il agit presque seul dans les mouvements peu prononcés d'abaissement, comme le sont la plupart des mouvements de la mastication.
”
Source : Gallica

Philippe Frédéric Blandin,  Nouveaux élémens d'anatomie descriptive… (1838)

“ L'insertion postérieure se fait au moyen d'un tendon qui règne en dedans du muscle ; tandis que l'antérieure a lieu à l'aide de quelques fibres aponévrotiques rares placées âu-dessus'el au-dessous des fibres charnues. * Le muscle digastrique présente une double direction : de l'apophyse mastoïde vers sa poulie hyoïdienne, il est oblique en bas; entre sa poulie hyoïdienne et l'os maxillaire, il se dirige au contraire de bas en haut ”
Source : Gallica

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