Charles Deulin

Résumé

Charles Deulin Chez les voisins (1876)

Il est indispensable que la police de sûreté se donne la peine de découvrir les signaux lumineux, de traquer leurs auteurs et de les prendre en flagrant délit, afin qu'on les punisse avec toute la rigueur des lois militaires.
Aux yeux de la police cette question doit, à l'heure qu'il est, primer toutes les autres. Il est bon d'arrêter les malfaiteurs qui volent et assassinent en détail, il est mieux d'arrêter ceux qui travaillent lâchement et traîtreusement à mettre d'un seul coup deux millions d'hommes à la merci de leurs ennemis.
Source : Gallica

Charles Deulin Chez les voisins (1876)

Si une maîtresse croit avoir à se plaindre d'une élève, elle doit en référer à miss Bunting qui juge le différend et donne généralement tort à la maîtresse.
Tu as pu remarquer que, si on n'étudie guère, en revanche on est assez mal nourri. Les élèves achètent à la promenade des gâteaux dont elles soupent; moi, j'abuse du chocolat.
Faut-il dire, à la décharge de miss Bunting, que le prix de la pension n'est que de 32 guinées (840 fr.) sur les prospectus; que l'argent est loin d'avoir ici la même valeur qu'en France, et que miss Bunting prend des élèves à tout prix?
Source : Gallica

Charles Deulin Chez les voisins (1876)

Miss Bunting vient passer avec nous une heure, qui est quelquefois de vingt-cinq minutes. Elle prend les élèves une à une et les fait travailler près d'elle. Un jour, c'est la dictée; le lendemain, l'arithmétique, selon son caprice ou celui de l'élève. Les autres, pendant ce temps-là, font ce qu'elles veulent, c'est-à-dire qu'elles ne font rien du tout.
En moyenne, miss Bunting envoie chaque jour trois élèves se coucher par manière de punition. Jeûner et aller se coucher, voilà les seules pénitences en usage.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature