Résumé

Portrait de François-Simon Cazin François-Simon Cazin Les Russes en France, souvenirs des années 1815… (1880)

Les Russes ne sont pas musiciens ; ils n'ont que quelques airs nationaux, lents et sans expression. Le climat et le despotisme tuent l'inspiration. Les Moscovites, plutôt militaires que guerriers, n'ont jamais combattu que pour étendre les limites de l'empire, toujours trop étroites au gré des Czars, méme aujourd'hui qu'elles comprennent près de douze cent mille lieues carrées. Ils n'auraient pu chanter leurs victoires depuis trois siècles, sans célébrer la défaite des peuples qui maintenant font partie de cet empire.
Source : Gallica

Portrait de François-Simon Cazin François-Simon Cazin Les Russes en France, souvenirs des années 1815… (1880)

La Sibérie, tombeau muet de bien des soldats de la France, prisonniers de guerre, disséminés sur une surface de 803 lieues, morts au reste du monde, pleures par leurs familles ignorantes de leur sort, abandonnés aux caprices de gouverneurs despotes toujours ivres, alors que les prisonniers russes, traités humainement, vivaient au milieu de nos populations qu'ils regrettaient de quitter lorsque la paix leur rouvrait leur patrie.
Source : Gallica

Portrait de François-Simon Cazin François-Simon Cazin Les Russes en France, souvenirs des années 1815… (1880)

Les punitions, dans les armées russes, varient au gré des chefs ; pour une faute légère, un soldat sera condamné à rester un temps déterminé sur une seule jambe, les bras en croix ou les jambes écartées, il devra tenir par leurs baïonnettes deux fusils posés horizontalement sur ses épaules, et chargés, sur leurs crosses, d'un ou de deux autres fusils selon la vigueur du sujet ou la gravité de la faute. Quant aux salles de discipline et à tout ce qui est isolement et système cellulaire, ce sont des moyens inconnus chez les Russes.
Source : Gallica

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