Buffleterie

Définition et enjeux

Portrait de Jules Simon Jules Simon,  Introduction (1880)

“ Les laboureurs en portent quelquefois chez nous, pour marcher derrière la charrue dans la terre fraîchement remuée.
Mais si l'industrie des cuirs et peaux a perdu la jaquette et la culotte de buffle, si elle ne fabrique plus de bottes ni de demi-bottes, ni ces bandoulières de blancheur immaculée que soldats et gardes nationaux portaient autrefois croisées sur la poitrine, et qu'on appelait par excellence des buffleteries, elle s'est prodigieusement développée pour les fournitures de la carrosserie et de la sellerie, ainsi que pour la chaussure et la ganterie.
”
Source : Gallica

Charles Châtelain,  Cours d'administration. Notions élémentaires de droit public et maritime… (1874)

“ Lorsque la troupe se nourrit elle-même sur sa solde et ne reçoit que le pain du magasin des subsistances, toutes les denrées achetées pour l'ordinaire sont en commun ; il en est de même des ingrédients pour blanchir la buffleterie, nettoyer les armes, cirer les gibernes, les souliers et les schakos, laver les pantalons de toile, de cuisine, de corvée, soit qu'on emploie ces ingrédients en commun, soit qu'on les distribue à chaque homme. ”
Source : Gallica

Albert Racinet,  Le costume historique : cinq cents planches… (1888)

“ Ce corps se trouvait ainsi composé d'hommes choisis parmi l'élite de l'armée.
Veste rouge ; habit bleu à parements rouges brodés d'argent ; agréments, boutons et boutonnières également d'argent. Ceinture et bandoulière de buffle jaune bordées d'argent; la buffleterie jaune était réservée à la cavalerie, la blanche à l'infanterie. Bonnet rouge bordé d'argent et garni de peau d'ourson noir; les grenadiers adoptèrent les premiers ces bonnets d'ourson, coiffure apportée en France par les mercenaires allemands. Culotte et bas rouges. Bottines de dragons substituées à la botte forte depuis 1745.
”
Source : Gallica

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