ʿAbd al-Raḥmân ibn Aḥmad Nūr al-Dīn Ǧāmī, Youssouf et Zouleikha (1927)
“ Elle se chantait à ellemême sa beauté et jouait avec elle-même au jeu d'amour. Mais la beauté ne peut supporter de rester ignorée derrière le rideau, un beau visage a horreur du voile et, si tu lui fermes la porte, voudra paraître à la fenêtre. Vois comme la tulipe, au sommet de la montagne, perce de sa tige le rocher au premier sourire du printemps et nous révèle sa beauté. Et toi-même, quand apparaît dans ton âme une idée rare, tu en es obsédé et dois l'exprimer par la parole ou par l'écriture. Telle est l'impulsion naturelle de la beauté, partout où elle existe. ”
