“ Ne différons pas, dit quelqu’un ; Gobryas nous a pris pour des misérables, parce que nous ne sommes point venus chargés de dariques, et que nous ne buvons point dans des coupes d’or : ce procédé lui apprendra qu’on peut avoir l’âme noble sans être riche. — Allez donc, reprit Cyrus, remettez aux mages les offrandes destinées pour les Dieux : réservez les provisions nécessaires à l’armée ; appelez ensuite Gobryas, et donnez-lui le reste du butin. ”
Citations sur “Gobryas”
Alphonse Gobin, Guide pratique d'agriculture générale… (1869)
“ Du moins, c'est ce qu'on voit nettement dans la plupart des nucelles, où une cellule se développe ainsi graduellement en un sac qui persiste et prend le nom de sac embryonnaire, parce que c'est dans sa cavité que se formera l'embryon. L'ovule complet se compose donc d'un noyau cellulaire ou nucelle creusé à l'intérieur d'une cavité que revêt le sac embryonnaire ; enveloppé au dehors de deux autres sacs ou téguments, l'un extérieur, l'autre intérieur, qui lui adhèrent à la base seulement et sont entr'ouverts à l'extrémité opposée. ”
Fulcran Vigouroux, Dictionnaire de la Bible - Vigouroux
“ Une étude attentive de l’embryogénie nous montre, en effet, que les embryons ont leurs harmonies relatives à eux, bien différentes de celles des adultes. » Comme exemple, le professeur de Genève cite la prétendue forme de poisson que revêt transitoirement l’embryon du mammifère, et il remarque qu' « un être pareil n’aurait pu vivre », attendu que l’embryon n’a dans cet état « ni intestins, ni organes locomoteurs, ni cerveau, ni organes des sens propres à exercer leurs fonctions ». ”
Wilhelm Preyer,
Physiologie spéciale de l'embryon…
(1887)
“ Donc nous laissons de côté, tout d'abord, aussi bien la formation de l'œuf, sa genèse, sa maturation et sa maturité avant la fécondation, que la segmentation, la formation des feuillets du blastoderme et la première phase de l'embryogenèse, bien que les auteurs qui s'occupent de morphologie aient précisément le plus écrit sur ce sujet. D'un autre côté, la physiologie de l'embryon n'a aucun rapport avec les nouveau-nés. Dès que l'embryon a quitté l'œuf, il ne s'appelle plus embryon ni fœtus : c'est un être « né » ou « éclos ». ”
Mathias Duval, Éléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés… (1891-1896)
“ Nous savons au contraire qu'il faut la limiter à ceux-là seulement qui ne sont pas expliqués par la persistance de la gouttière médullaire. On admettait alors que la gouttière nerveuse se transformait en tube comme dans l'évolution normale, que ce tube se séparait ensuite de l'ectoderme ainsi que cela arrive normalement aussi, et qu'enfin entre les deux, sur la ligne médiane de la face dorsale du corps, le tissu conjonctif embryonnaire pouvait s'interposer, comme c'est encore normalement le cas. ”
Armand Pierre Gourvat, Le trésor de la femme et de la jeune fille… (1879)
“ On a vu que ses organes sexuels en allant de bas en haut et de dehors en dedans, la vulve, le vagin, le col et le corps de la matrice, la trompe et son pavillon couronné par l'ovaire représentent un arbre à fleurs et à fruits, dont les fleurs et les œufs sont portés par l'ovaire et dont le fruit germe, se développe et arrive à maturité dans le corps de la matrice. Nous savons que cet arbre doit fleurir tous les mois, qu'il est propre à être fécondé tous les mois, puisque chaque ovaire donne éclosion à un, deux ou trois œufs à chaque époque menstruelle ”
Edmond-Alfred Goupil,
Le sexe mâle : anatomie, maladies…
“ Nous avons vu, en effet, que, chez l'embryon, le sexe ne devenait distinct que fort tard; chez le mâle comme chez la femelle, il y a un corps glandulaire qui se développe au voisinage du rein; à côté, nait un canal qui pourra ou non s'y souder : ce sera, dans le premier cas, le canal déférent ; si la soudure ne se fait point, ce sera l'oviducte. Cette glande descendra jusqu'au bassin, si l'embryon prend le sexe féminin, jusqu'aux bourses, si ce doit être un mâle. Les organes externes de la génération ont, dans les deux sexes, une évolution primordiale identique. ”
Oscar Hertwig,
Précis d'embryologie de l'homme & des vertébrés
(1906)
“ Elle se compose, comme le chorion, d'une couche épithéliale et d'une couche de tissu conjonctif. L'épithélium, qui provient du feuillet germinatif externe, tapisse l'intérieur de la cavité amniotique et se continue, à l'ombilic cutané, avec l'épiderme de l'embryon. Au point où existe la connexion, cet épithélium est stratifié ; ailleurs, il est formé d'une seule couche de cellules pavimenteuses. La couche de tissu conjonctif est mince et se continue à l'ombilic avec le derme cutané. ”
Ladislas-Xavier Gorecki, Dictionnaire élémentaire de médecine (1877)
“ L'embryon est le germe fécondé, c'est le rudiment d'un être organisé qui subit ses premières transformations, dans l'œuf chez les ovipares, dans l'utérus chez les vivipares. Chez l'homme, l'embryon date de la FÉCONDATION de l'ovule ; il prend le nom de FŒTUS vers le troisième mois, alors que son corps est suffisamment développé pour qu'on aperçoive les traits caractéristiques de l'espèce. ”
Carl Gegenbaur,
Manuel d'anatomie comparée
(1874)
“ La formation des germes, comme celle des bourgeons, passe par la localisation à un état supérieur; — par le développement d'organes spéciaux dans lesquels ils se produisent, et par la réduction du germe à l'état le plus inférieur de forme, celui d'une cellule, ne différant de l'œuf que par son énergie potentielle, elle se rapproche de la génération sexuelle. Le fait que des œufs peuvent aussi se développer ultérieurement sans l'intervention de l'élément repro- ducteur mâle (Parthénogenèse) rapproche encore davantage entre elles les deux formes de génération. ”
Carl Gegenbaur,
Traité d'anatomie humaine
(1889)
“ Cette masse cellulaire (cellules vitellines) intervient dans la suite du développement du corps : ses éléments sont progressivement utilisés pour la nutrition de l'embryon. Ce qu'il y a donc ici de particulier; c'est que les cellules provenant de la segmentation de l'œuf ne servent pas toutes directement à former les feuillets germinatifs : une partie d'entre elles, conservées dans l'ébauche du corps et rattachées à l'endoderme, finissent par disparaître, utilisées qu'elles sont pour la nutrition de l'embryon. ”
Edouard Van Beneden,
Recherches sur la maturation de l'oeuf…
(1883)
“ L'œuf ovarien fournit au gonocyte ovulaire un corps protoplasmique réduit par la soustraction des substances qui constituent les couches périvitellines et un noyau réduit par suite du rejet des éléments, en partie chromatiques, en partie achromatiques, qui entrent dans la composition des globules polaires. La vésicule germinative subit une première réduction lors de sa disparition apparente : une partie de sa substance se confond à ce moment avec le protoplasme ovulaire. L'œuf ovarien réduit je l'appelle gonocyte femelle; le noyau réduit c'est le pronucleus femelle. ”
Carl Gegenbaur,
Traité d'anatomie humaine
(1889)
“ Dans la première ébauche de l'embryon, il se forme, sur la ligne médiane, en avant de la ligne primitive déjà raccourcie (p. 42) , un épaississement de l'ectoderme, dont les éléments se transforment en cellules allongées. Le grand axe de ces cellules est perpendiculaire à la surface du corps. Cette partie épaissie de l'ccloderme, la plaque médullaire, se transforme, à la suite du soulèvement de ses deux lèvres, en une gouttière médullaire. Telle est la constitution de l'ébauche du système nerveux central. La partie antérieure de la gouttière médullaire donne naissance au cerveau ”
Oscar Hertwig,
Traité d'embryologie, ou Histoire du développement de l'homme et des vertébrés
(1900)
“ La forme de la blastula et la répartition inégale, qu'elle tient de l'œuf, de ses substances constitutives doivent naturellement exercer, à leur tour, une influence sur les stades du développement qui lui succèdent immédiatement, sur la gastrula ainsi que sur la forme embryonnaire qui en dérive et dans laquelle les premiers organes caractéristiques de l'embryon des vertébrés, la corde dorsale et le tube nerveux, font leur apparition. ”
Thomas Henry Huxley,
Physiographie, introduction à l'étude de la nature…
(1882)
“ Dans les ovules fécondés, la cellule embryonnaire se divise et se subdivise, chaque nouvelle cellule se développant jusqu'à ce qu'elle devienne aussi large ou plus large que celle d'où elle est sortie; et ainsi, par degrés, la cellule simple se transforme en une agrégation de cellules qui prennent la forme de l'embryon. Cet agrégat de cellules, enfermé dans l'enveloppe distendue que fournit l'ovule, constitue le pois, tandis que le pistil développé devient la cosse du pois. ”
Gérard Balbiani, Leçons sur la génération des vertébrés… (1879)
“ Chez les jeunes embryons, ce sont de petites cellules plates, à noyau rond ou ovalaire, tout à fait semblables aux cellules qui entourent les ovules primordiaux dans les tubes de Pfliiger de l'ovaire. Cette identité initiale s'explique par la communauté d'origine de ces cellules dans les deux sexes. Nous savons, en effet, qu'elles proviennent de l'épithélium germinatif qui revêt l'organe génital à l'état d'indifférence sexuelle. Avec les progrès du développement, des différences s'accusent dans ces cellules suivant que l'organe devient un ovaire ou un testicule. ”
Oscar Hertwig,
Traité d'embryologie, ou Histoire du développement de l'homme et des vertébrés
(1891)
“ On peut comparer ces organes à une glande acineuse. Leur mode de développement est sensiblement le même pour tous les vertébrés amniotes. Immédiatement en arrière de l'ébauche impaire du corps thyroïde (fig. 181, Sd) , naît, à la face ventrale de l'intestin céphalique, une gouttière (kk) , qui se dilate légèrement à son extrémité proximale. Cette gouttière s'observe : chez le poulet, dès le début du troisième jour de l'incubation; chez le lapin, au dixième jour après la fécondation; chez l'homme, lorsque l'embryon atteint 3,2 millimètres de longueur. ”
Étienne Goujon,
Étude d'un cas d'hermaphrodisme bisexuel imparfait chez l'homme
(1869)
“ C'est en effet l'étude de l'embryogénie qui nous montre que les divers temps d'arrêt subis par les embryons sont l'origine des différentes déformations ou monstruosités qui ne sont que trop souvent offertes à notre observation et qui constitue en grande partie l'anatomie pathologique et toute la science des monstruosités ou tératologie. Je vais donc mettre à contribution l'embryogénie pour expliquer l'état des organes génitaux externes du sujet dont je rapporte l'observation. ”
Carl Gegenbaur,
Traité d'anatomie humaine
(1889)
“ La cellule-œuf, l'ovule, entourée par une simple rangée de cellules, se développe plus que celles-ci et se distingue par là des cellules formant la périphérie du follicule. Celles-ci constituent l'épithélium folliculaire. En dehors de cet épithélium, le tissu conjonctif du stroma de l'ovaire s'applique contre le follicule et lui forme une enveloppe fibreuse, la theca folliculi. Après la naissance, le follicule commence à prendre un grand développement, grâce à des transformations que subit l'épithélium folliculaire. ”
Oscar Hertwig,
Traité d'embryologie, ou Histoire du développement de l'homme et des vertébrés
(1900)
“ En effet, nous avons établi que tout feuillet germinatif doit constituer un épithélium, formé de cellules embryonnaires. La couche muqueuse qui nous occupe est un produit des feuillets germinatifs. Pour la distinguer de ces derniers, nous lui donnerons le nom de mésenchyme ou de feuillet intermédiaire. Une fois formé, le mésenchyme continue à s'accroître par lui-même : les cellules qui, à un stade déterminé du développement, ont émigré dans le noyau gélatineux, cellules que nous pouvons appeler germes du mésenchyme, se multiplient par division, d'une façon continue. ”
Georges Clemenceau,
De la Génération des éléments anatomiques…
(1867)
“ Une espèce donnée d'éléments ne naît pas d'une façon différente dans l'ovule, l'embryon, le fœtus ou l'adulte. Le milieu varie ainsi que l'origine des matériaux de l'élément, mais le mode d'après lequel celui-ci acquiert son individualité reste le même. Notre premier chapitre contiendra la série des phénomènes qui se passent dans l'ovule jusqu'au moment 4e la liquéfaction des cellules embryonnaires, c'est dire que nous étudierons la gemmation et la segmentation, ou, pour employer un terme plus général, la reproduction ”
Eugène Bouchut, Histoire de la médecine et des doctrines médicales… (1864)
“ N'est-ce pas ce qu'on observe dans la segmentation de l'ovule fécondé, et dans la formation des premières cellules embryonnaires, dans le mouvement des granules qui s'associent pour former les noyaux et les parois cellulaires, dans tous les mouvements moléculaires constitutifs des tissus ou des organes, et cela indépendamment des muscles ou des fibres contractiles qui ne sont pas encore formés ? N'est-ce pas encore ce qu'apprend l'étude des animaux et des végétaux? Chacun va pouvoir en juger. ”
Edmond-Alfred Goupil,
Le sexe mâle : anatomie, maladies…
“ C'est dans out organe que se fait la transmission du sang de la mère aux organes de l'embryon, par l'intermédiaire des vaisseaux ombilicaux. Les muscles, les cartilages qui, plus tard, s'ossifieront pour former le squelette, apparaissent peu à peu dans la masse du blastême ; puis on voit se former, aux dépens du feuillet interne du blastoderme, les viscères intestinaux qui, l'embryon étant alimenté par les vaisseaux maternels, sont d'abord sans communication avec la bouche et sans orifice anal, ce qui explique la fréquence de l'imperforation de l'anus. ”
Mathias Duval, Éléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés… (1891-1896)
“ L'intestin chez les embryons des Vertébrés supérieurs a d'abord la forme d'une gouttière dont la concavité est tournée du côté ventral, et qui s'ouvre dans la cavité de l'œuf ou sac vitellin interne, remplie ou non par le vitellus (1) . Cette gouttière, largement ouverte au début, tend à se resserrer de plus en plus par l'accroissement des replis qui délimitent l'ébauche embryonnaire, et de la sorte à se transformer en un tube. ”
Oscar Hertwig,
Précis d'embryologie de l'homme & des vertébrés
(1906)
“ Un réseau se constitue par suite de l'anastomose de ces bourgeons entre eux. Dans les mailles du réseau se développent des ramifications vasculaires et du tissu conjonctif embryonnaire. Chez le Poulet la glande thyroïde est à ce stade au neuvième jour de l'incubation; au seizième jour de la gestation, chez l'embryon de Lapin et au deuxième mois, chez l'embryon humain. Pendant le deuxième stade, le réseau de travées épithéliales est décomposé par le tissu conjonctif embryonnaire en voie d'accroissement en follicules caractéristiques de la glande thyroïde. ”
Remy de Gourmont,
Physique de l'Amour: Essai sur l'instinct sexuel
“ Conjugaison et fécondation ont un même résultat: [p. 28] il faut que les cellules A s'unissent aux cellules B (macro-nucléus et micro-nucléus des protozoaires; ovule et spermatozoïde des métazoaires) , pour que l'organisme ait le pouvoir d'extérioriser utilement une partie de sa substance. Quand l'organisme, trop complexe, a perdu la faculté primitive de la segmentation, il se sert directement, pour se reproduire, de certaines cellules différenciées dans ce but: ce sont elles qui, mises en un tout, se réintègrent et donnent naissance à un double de l'individu ou des individus générateurs. ”
Sophie Vinaver, Travaux scientifiques : sérum antistreptococcique… (1922)
“ Les embryons devant servir à la greffe étaient pris sur des femelles blanches fécondées par un rat blanc. Dès qu'on avait tué celles-ci on en extirpait les utérus avec les embryons pour les placer dans un récipient stérilisé. On enlevait ensuite les membranes fœtales et l'embryon était ou bien greffé en entier ou bien réduit en bouillie. Pour faire la greffe des organes, nous avons isolé, dans le péritoine de l'embryon, l'intestin, l'estomac, le rein, le foie, ou incisé sur l'embryon, la tête avec le cou, les yeux, la langue, les maxil- laires, le fémur. ”
Alphonse Gobin, Traité des oiseaux de basse-cour… (1874)
“ Mais le germe d'abord, l'embryon ensuite, ont besoin de respirer, aussi le test ou coquille de l'œuf est-il perméable à l'air: des œufs qui, au moment de leur ponte, auraient été enduits d'une substance imperméable, bien que fécondés, seraient stériles, l'air contenu dans la chambre du gros bout n'étant point suffisant. Dans l'incubation, l'influence de la chaleur ne tarde pas à se faire sentir; après douze heures, si l'on casse l'œuf, la cicatricule ou vésicule germinative est déjà devenue plus visible, les cercles blanchâtres qui l'entourent se sont agrandis et multipliés ”
Carl Gegenbaur,
Traité d'anatomie humaine
(1889)
“ Ils consistent en l'accroissement et la multiplication des cellules dont se compose l'organisme embryonnaire, ainsi qu'en des phénomènes de différenciation, qui s'expriment par une transformation des éléments constitutifs de l'embryon, par des déplacements, des changements de position et des différenciations. Les formations, qui sont i le résultat de ces phénomènes, c'est-à-dire les feuillets germinatifs d'abord, puis les ébauches des organes, qui se forment à leurs dépens, semblent n'avoir absolument rien de commun avec les dispositions réalisées ultérieurement. ”
