“ Jeanne Fairfax, mademoiselle Woodhouse, est toute charmante. J’en suis folle. Elle est si douce, si gentille, elle a tant de talens. Elle joue du piano comme un ange. Les connaissances que j’ai en musique me permettent d’en parler d’une manière positive. Oh ! elle est toute charmante. Vous allez peut-être vous moquer de la chaleur que je mets à parler d’elle ; mais en vérité je n’ai que Jeanne Fairfax dans la tête. Sa position est capable d’affecter qui que ce soit. Je pense, mademoiselle Woodhouse, qu’il est de notre devoir de lui être utile, nous devons la pousser dans le monde. ”
Mme Fairfax
Définition et enjeux
Citations sur “Mme Fairfax”
Collectif, Encyclopédie anarchiste
“ Fairfax vit venir à sa rencontre deux niveleurs, Everard et Winstanley, ce dernier déjà connu de lui par sa propagande dans l’armée républicaine. Winstanley lui remit une « déclaration générale », suivie d’une « déclaration » plus générale encore où il démontrait « comme une équité indéniable que le commun peuple puisse piocher, cultiver, ensemencer le sol et vivre sur les biens communs sans les louer ou avoir à payer de loyer à qui que ce soit ». ”
Sylva Consul, De France en Russie, journal d'un écolier… (1895)
“ Fairfax alors compris tout ; il jeta un regard de mépris sur l'indigne qni l'avait trompé, et se dit que la faiblesse d'un homme est aussi dangereuse dans les grandes occasions que le crime d'un scélérat ! ”
“ Il est difficile de discerner le mobile de cette résignation : douceur de caractère ou manque d’intelligence, vivacité d’amitié ou apathie. De toute façon, Mlle Fairfax devait se sentir extrêmement gênée. — Je ne puis pas dire si... — Oh ! ne croyez pas que j’attende de vous une analyse des sensations de Mlle Fairfax ! Elle ne fait de confidences à personne ; mais le fait d’accepter de se mettre au piano, toutes les fois que M. Dixon le lui demandait, prête à des interprétations objectives. ”
“ — À mon avis, ma chère Emma, M. Knightley me paraît être si préoccupé de ne pas être amoureux de Jane Fairfax que je ne serais pas étonnée si, finalement, il le devenait ! ”
La chasse à l'ours dans les Pyrénées (1861)
“ L'hôtesse fit une seconde révérence et se relira toute confuse en marmottant tout bas : On n'a jamais vu un homme comme celui-là; il est partout et il connaît tout le monde. Le docteur Fairfax avait eu le temps d'examiner la chambre; elle était petite et simplement meublée, mais elle était propre et bien arrangée, car, bien que mistriss Randy eût un caractère peu aimable, c'était une bonne ménagère, et elle se piquait de bien tenir sa maison. Madame Evan était couchée; elle paraissait avoir environ trente ans, et bien qu'elle fut pâle et maigre, on voyait qu'elle avait été très-belle. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ Son père, Ferdinand Fairfax, était général en chef de l'armée du Nord, opposée par le Parlement à l'armée royale : il servit sous lui en qualité de général de cavalerie : tous deux remportèrent en 1644 sur les troupes de Charles I la sanglante victoire de Marston-Moor. En 1645 Thomas Fairfax fut lui-même nommé général en chef, et il écrasa, de concert avec Cromwell, l'armée royale à Naseby. Néanmoins, lorsque Cromwell voulut perdre le malheureux Charles I, Fairfax refusa de siéger parmi les juges de ce prince ”
“ Tout à fait délicieux en effet ; il me serait, du reste, difficile de ne pas en convenir, car je suppose que Mlle Woodhouse et M. Frank Churchill sont à portée de la voix ! Mais il n’y a pas d’inconvénient à parler aussi des autres. À mon avis, Mlle Fairfax danse avec une extrême élégance et je considère Mme Weston comme la plus parfaite exécutante de musique de danse qui soit en Angleterre ! ”
Les Veillées récréatives... (1859)
“ Nous allons à Windsor, et dans quelques heures vous serez auprès de votre mère et de votre sœur; on a intercédé pour vous auprès de sir Thomas Fairfax et d'Olivier Cromwell; il a été difficile d'obtenir votre mise en liberté : vos opinions connues, l'influence que vous avez exercée dans les troupes royales, vous rendaient suspect au parlement ; grâce au ciel, ces obstacles ont été surmontés. ”
Jean de Villiot, Curiosités et anecdoctes sur la flagellation… (1900)
“ C'est la vraie manière de traiter la voleuse, ce vilain chat de Londres! Fouettez-la bien! Que le derrière lui cuise!" Fairfax se prit à rire: "C'est très bien, dit-il, je suis heureux de rencontrer une telle unanimité. Maintenant, tenez- vous en repos et regardez. La cour qui vous représente toutes ici, fixera le nombre de coups que recevra la voleuse." Puis se tournant vers les femmes faisant partie du tribunal improvisé, il les pria de prononcer leur sentence. Toutes les quatre étaient des plus envieuses de Fanny et elles donnèrent chacune le chiffre de cinquante coups. ”
Eustace Clare Grenville Murray, Étranges histoires (1880)
“ Par exemple, nous mettions, lui et moi, notre chapeau sur les yeux; nous avions la même façon de porter le pardessus : les mains dans les poches, le cou ratatiné dans les épaules, comme on fait les jours de froid. Bref, en me regardant dans la glace, il me sembla voir lord Fairland, alias M. Fairfax ou M. Blake. Je me hâtai de quitter la boutique, car je sentais que j'avais commis une imprudence. Et en effet, quand je me retournai, une fois au bout de la rue, je vis la petite marchande de gants sur le seuil de sa porte, quime suivait des yeux. ”
François-René de Chateaubriand,
Œuvres complètes de Chateaubriand
“ Cette controverse politique n'était qu'une plaidoirie dérisoire devant la mort séant au tribunal. On entendit des témoins qui prouvèrent que le roi avait commandé ses troupes dans diverses affaires : en France on n'aurait pas tué un roi pour s'être battu. Lady Fairfax montra la généreuse audace particulière aux femmes : de la tribune où elle assistait au procès, elle osa contredire les commissaires. On la menaça de faire tirer les soldats sur les tribunes. Les juges, se reconnaissant bourreaux, avaient déposé une épée sur la table à laquelle étaient assis les deux secrétaires du tribunal. ”
Voltaire,
Essai sur les mœurs et l'esprit des nations
“ La ville de Colchester, dans le comté d’Essex, ayant pris le parti du roi, se rendit à discrétion au général Fairfax ; et ce général fit exécuter à ses yeux, comme des traîtres, plusieurs seigneurs qui avaient soulevé la ville en faveur de leur prince. ”
“ Elle n’aurait pas su dire pourquoi Jane Fairfax ne lui était pas sympathique : M. Knightley lui avait dit une fois que c’était parce qu’elle voyait en Jane la jeune fille véritablement accomplie qu’elle avait l’ambition de paraître ; et bien que cette imputation eût été sur le moment résolument contredite, la conscience d’Emma n’était pas parfaitement tranquille à ce sujet. ”
Jean de Villiot, Curiosités et anecdoctes sur la flagellation… (1900)
“ Ho ! ho ! s'écria Fairfax. N'en faites rien, mon vieil ami. Vous ne pouvez publier cette affaire, car si. le colonel apprend que la dérobée est ouverte et que des femmes ont l'ka- bitude de pénètrer dans la caserne quand cela leur fait plaisir, il y placera. une sentineme, et toutes nos parties devront cesser." Tous se joignirent à Fairfax pour adjurer Dundas de se taire et celui-ci ne voulant point se faire prendre en aversion par ses camarades, finit par dire qu'il n'avertirait point la police. "Mais, ajouta-t-il, je ne veux point que Fanny m'échappa pour cela. ”
A. Trognon, Campagne de l’Armée de Potomac - mars-juillet 1862
“ On ne joignit l’ennemi nulle part, il avait une trop grande avance. Le quartier-général s’établit comme il put à Fairfax, joli village à grandes maisons de bois clair-semées au milieu des jardins. La population avait fui, à peu d’exceptions près, à notre approche. Le lendemain, j’accompagnai une reconnaissance de cavalerie à Centreville, où je vis les immenses baraquemens que les confédérés avaient occupés pendant l’hiver, et à Manassas, dont les débris fumans laissaient dans l’esprit une profonde impression de tristesse. En revenant nous visitâmes le champ de bataille de Bull’s Run. ”
Jane Austen,
Emma
(1815)
“ Je ne puis, ma chère dame, rendre assez de justice à mademoiselle Fairfax pour son extrême délicatesse pendant tout le temps de notre engagement. J’espère que dans peu vous la connaîtrez parfaitement. Il m’est de toute impossibilité de vous dépeindre ce qu’elle est. C’est à elle que vous devez vous adresser. Ce n’est pas par ce qu’elle vous dira, que vous pouvez espérer de parvenir à ce but. Non, il n’a jamais existé de créature au monde qui cache son mérite avec plus de soin qu’elle. Elle prend autant de peine à voiler ses bonnes qualités, que d’autres en prennent à exposer leurs défauts. ”
Oscar Wilde,
L'Importance d'être Constant
(1895)
“ Vous savez que je vous aime, et vous m’avez donné des raisons de croire, Miss Fairfax, que je ne vous étais pas tout à fait indifférent. Gwendolen. Je vous adore. Mais vous ne m’avez encore fait aucune demande. Nous n’avons rien dit de ce mariage. Le sujet n’a même pas été effleuré.Jack. Eh bien... Puis-je vous faire ma demande maintenant ?Gwendolen. Je pense que le moment serait admirablement choisi. Et, afin de vous épargner toute déception, je tiens à vous prévenir franchement, Mr. Worthing, que je suis pleinement déterminée à l’accepter.Jack. Gwendolen !Gwendolen. Oui, Mr. ”
François Guizot,
Monk, chute de la République et rétablissement de la monarchie en Angleterre…
(1851)
“ Eh même temps Fâirfax faisait sâvoir à Monk que lui et ses adhérents dans le comté d'York, tous prêts depuis lë mouvement de sir George Booth, demandaient, pour se joindre à lui qu'au lieu de se faire le protecteur d'un fantôme de parlement, il se déclarât pour là rentrée dès membres exclus par Cromwell et l'armée, ou pour la convocation d'un parlement nouveau. Cette dernière proposition rendait, au gré de Monk, la paix beaucoup trop facile ; l'autre ne pouvait encore sans danger être seulement insinuée à ses troupes. ”
François Guizot,
Monk, chute de la République et rétablissement de la monarchie en Angleterre…
(1851)
“ Les Presbytériens entr'autres parurent fort animés, et le général Fairfax fit le mauvais. Quelques républicains en affectèrent aussi du mécontentement. Néanmoins il ne futrien conclu, beaucoup de députés souhaitant et ayant sous main fomenté la dissolution du Parlement pour le voir trop aveuglement attaché à l'intérêt de M. le Protecteur. ........ Quelques-uns aussi appréhendent que les troupes d'Écosse et d'Irlande désapprouvent l'entreprise de celles d'Angleterre, et que le milord Henri 1 et le général Monk fomentent de la division. ”
“ Je pense comme vous, s’écria Emma, avec sensibilité, si l’on peut excuser une femme qui ne pense qu’à elle-même, c’est sans doute à celle qui se trouve dans la position de Jeanne Fairfax. D’elle on peut presque dire, comme elle n’a rien dans ce monde, elle ne doit pas être sujette à ses lois. ”
J.-A. Guyet, Rhétorique appliquée, ou Recueil d'exercices littéraires dans tous les genres de composition française… (1850)
“ Le combat était là plus vif et plus meurtrier que par- tout ailleurs. Les parlementaires, chargés par le ro en personne , avaient été mis d'abord en grand dé sordre ; Skippon était grièvement blessé; Fairfax h pressa de se retirer, a Non, dit-il, tant qu'un bommt tiendra, je resterai ici m; et il donna à sa réserve l'ordre d'avancer. Un coup de sabre abattit le casque de Fairfax ; Charles Doyley, capitaine de ses gardes, le voyant parcourir tête nue le champ de bataille 5 s'empressa de lui offrir le sien. ”
“ Rappelez-vous combien peu de temps j’ai pu m’arrêter à Randalls et dans quel état d’émotion et d’agitation je me trouvais ; je ne me sens guère mieux encore : je suis tour à tour le plus heureux et le plus malheureux des hommes : quand je pense à votre bonté et à celle de mon père, à la générosité de mon oncle, je suis fou de joie ; mais quand je me rappelle tout le tourment que j’ai causé à Mlle Fairfax, je me sens en fureur contre moi-même. ”
“ Le résultat de sa rêverie se manifesta ainsi : « Non, Emma, je ne pense pas que l’excès de mon admiration puisse jamais me prendre par surprise ; je n’ai jamais songé à elle de la manière que vous l’entendez. » Peu après il ajouta : « Jeanne Fairfax est une charmante personne, mais Jeanne elle-même n’est pas parfaite ; elle a un défaut, elle n’a pas ce caractère ouvert qu’un homme désirerait trouver dans sa femme. » ”
Oscar Wilde,
L'Importance d'être Constant
(1895)
“ Les gens semblent toujours les trouver indécentes, et ont l’air soit choqués, ce qui est vulgaire, soit amusés, ce qui est pire. En revanche, l’allemand semble tout à fait respectable ; et je crois qu’il l’est, en effet. Gwendolen, viens avec moi.Gwendolen. Tout de suite, maman.Lady Bracknell et Algernon entrent dans la salle de musique, Gwendolen reste à sa place.Jack. Quel beau temps nous avons, Miss Fairfax, n’est-ce pas ?Gwendolen. Je vous en prie, Mr Worthing, ne me parlez pas du temps. Chaque fois qu’on me parle du temps, j’ai l’impression qu’on veut me dire autre chose. ”
“ Ma chère Emma, ayez la bonté de dire, soit par votre contenance, soit par vos discours, tout ce qui pourra le mettre à son aise sur ce mariage. C’est ce qu’il y a de mieux à faire. L’on ne peut rien dire contre mademoiselle Fairfax. ”
Oscar Wilde,
L'Importance d'être Constant
(1895)
“ Algernon. Eh bien, allons au Club ?Jack. Non, je déteste parler.Algernon. Allons nous promener près du cabaret de l’Empire à dix heures, dans ce cas.Jack. Oh, non ! Je ne supporte pas la contemplation. C’est tellement dérisoire.Algernon. Que faisons-nous, alors ?Jack. Rien !Algernon. C’est terriblement épuisant de ne rien faire. Mais je veux bien m’épuiser si ce n’est pas pour une raison précise. Lane entre.Lane. Miss Fairfax.Gwendolen entre, Lane sort.Algernon. Mon dieu, Gwendolen !Gwendolen. Algy, sois aimable et tourne-toi, j’ai quelque chose à dire à Mr. Worthing. ”
“ Je suis tout à fait de son avis lorsqu’il dit qu’il est plus heureux qu’il ne mérite ; mais comme il paraît être véritablement épris de mademoiselle Fairfax, et que vraisemblablement il aura l’avantage d’être constamment avec elle, je suis porté à croire que son caractère s’améliorera, et par ses bons avis acquerrera la stabilité et la délicatesse qui lui manquent. Maintenant parlons d’autre chose ; j’ai à présent fort à cœur les intérêts d’une autre personne, ce qui m’engage à oublier Frank Churchill. Depuis que je vous ai quittée ce matin, Emma, mon esprit a été fort occupé d’un objet. ”
“ Habituée à être obéie comme une reine, pleine de confiance en elle-même, elle se croit infaillible, elle va devenir insupportable, mais son cœur la sauve. Le regret d’avoir entraîné sa protégée Harriet dans de pénibles mésaventures d’amour, la peine d’avoir blessé une bonne vieille fille, le remords d’avoir étourdiment rendu plus pénible à Jane Fairfax le secret de ses fiançailles avec Frank Churchill, suffisent pour la ramener au bon sens. ”
“ Croyez à ma sincère reconnaissance pour toutes les bontés passées et permettez-moi de vous remercier par anticipation des attentions que votre cœur vous suggérera à l’égard de Mlle Fairfax. Vous jugerez sans doute que mon bonheur surpasse mon mérite : c’est aussi tout à fait mon opinion. Mlle Woodhouse m’appelle l’enfant chéri de la Fortune. ”
“ M. Knightley sentait croître chaque jour l’antipathie qu’il avait éprouvée dès le début pour Frank Churchill ; il s’était toujours méfié de lui et, à force de l’observer, il pensait avoir acquis les preuves de la duplicité du jeune homme. Emma était l’objet apparent de ses attentions ; tout le proclamait : sa propre conduite, les allusions de son père et le silence discret de sa belle-mère, mais M. Knightley le soupçonnait, au contraire, de s’occuper particulièrement de Jane Fairfax. ”
Oscar Wilde,
L'Importance d'être Constant
“ Donnez cela à Miss Fairfax.Merriman le lui donne, et sort avec le valet.Gwendolen. (Elle boit son thé et fait la grimace ; elle repose sa coupe et tend la main vers le plat, pensant trouver les tartines beurrées, et s’aperçoit que c’est du gâteau. Elle se lève, indignée) Vous avez mis des morceaux de sucre dans mon thé, et, alors que je vous avais demandé le plus distinctement du monde des tartines beurrées, vous m’avez donné du gâteau ! Je suis connue pour la douceur de mon caractère, mais je vous préviens, Miss Cardew, vous allez trop loin !Cecily. ”
