Pape Martin V

Définition et enjeux

Portrait de Alfred Poizat Alfred Poizat La civilisation et ses tournants (1936)

Cependant, à la faveur de ces événements et sous la pression de l'universelle conscience chrétienne représentée par deux saintes, Brigitte et Catherine de Sienne, le Pape Martin V a quitté Avignon et la Papauté a réintégré Rome, après soixante-neuf ans d'absence. Ils y trouvent tout dans le plus grand abandon et le plus grand désordre. Le principal de leur activité va s'y dépenser, ainsi qu'à restaurer l'Etat Pontifical. Cet Etat fait des Papes les plus puissants seigneurs de l'Italie.
Source : Gallica

Vincent Ferrier Vie de S. Vincent Ferrier, de l'Ordre des Frères-Prêcheurs… (1855)

A proprement Parler, le schisme ne commença qu'à l'élection de Martin V par le concile de Constance. Dès ce moment, le Pape cessa d'être douteux. Martin V, reconnu par toute la chrétienté, fut évidemment le vrai Pape, et ceux, en bien petit nombre, qui reconnaissaient encore les papes d'Avignon obéissaient évidemment à des antipapes', étaient évidemment schismatiques.
Les historiens protestants et quelques écrivains catholiques ont étrangement grossi les maux causés à l'Église par le schisme d'Occident. Ce n'est jamais un mal d'exposer la vérité, mais l'exagération est toujours dangereuse.
Source : Gallica

Adolphe Roüet Vie de l'abbé Martin (d'Agde), curé de Saint-Denis… (1869)

Mais à Rome, pour tout cœur vraiment catholique, une émotion domine toutes les autres : c'est celle qu'inspire la vue de Pie IX. L'abbé Martin était continuellement sous le charme de cette influence ; il avait entendu, avec un indéfinissable frémissement, l'allocution du Souverain Pontife aux prêtres de toutes les nations réunis dans la chapelle Sixtine; il accourait au Vatican, à chaque audience publique du Pape : "Je l'ai vu, écrivait-il; je l'ai vu bien des fois; j'ai baisé sa main. Quel homme!
Source : Gallica

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