“ Silius Italicus, d’une vie si modeste, le disciple de Cicéron et de Virgile tour à tour, l’homme du barreau et du Mont-Sacré, a sa place dans mes vers. Pas un grand nom n’a été oublié dans ma louange, jamais la pâle envie n’a approché de mon cœur ; tous mes contemporains qui ont eu du génie ou de la vertu je les salue avec respect : Rabirius l’architecte, Céler le préteur, Silius le consul, Nerva l’orateur, Catinus l’honneur de la science, Agathinus le vaillant soldat, Marcellinus vainqueur des Gètes. Jamais je n’ai manqué d’envoyer à Pline le jeune mes livres d’épigrammes. ”
Silius
Définition et enjeux
Le concept de Silius désigne principalement un personnage historique ou littéraire lié à l’Antiquité romaine, souvent associé à des machinations politiques ou à des figures impériales. Plusieurs auteurs, comme Jules Lacroix ou Louis Clauet, l’ont abordé à travers des récits historiques ou dramatiques, mettant en lumière ses liens avec des personnages tels que Messaline ou Claude.
D’Alembert et F. de Champagny, par exemple, soulignent ses enjeux politiques, tandis que Shakespeare le cite dans Antoine et Cléopâtre pour illustrer des conflits militaires. Ces approches variées révèlent un personnage complexe, oscillant entre la légitimité et l’ambition, et dont l’image dépend des sources et des contextes narratifs.
Citations sur “Silius”
Louis Clauet, Légendes de l'histoire... (1870)
“ Éprise du jeune Silius elle résolut de l'épouser. Des noces secrètes ne satisfont pas sa passion ; elle veut toute la pompe d'un mariage public, consigne la dot entre les mains des augures et s'engage à faire signer par l'empereur même, le contrat de cette adultère union. Silius cherche en vain à l'en détourner et lui représente les périls qu'elle affronte; elle est sourde, et réalise son dessein. Pour tromper Claude sa fable est toute prête. Des songes l'ont avertie qu'un grand danger menace les jours de son mari ; des oracles complaisants appuient ses mensonges et épouvantent le vieillard. ”
Jean le Rond d’Alembert,
Œuvres complètes de D’Alembert
“ Plusieurs croyaient que Silius, par son indiscrétion, avait ulcéré l’empereur, s’étant trop vanté que son armée seule était restée dans le devoir ; et que si elle avait remué comme les autres, Tibère aurait perdu l’Empire. Par là l’empereur se croyait dégradé, et comme hors d’état de s’acquitter envers lui ; car on est touché : des bienfaits, tant qu’on croit pouvoir les payer ; s’ils sont au dessus de la reconnaissance, elle se change en haine. Silius prévint par une mort volontaire la condamnation dont il était menacé. ”
