Accouchement prématuré

Définition et enjeux

Portrait de Jean Nicolas Demarquay Jean Nicolas Demarquay Traité clinique des maladies de l'utérus… (1876)

Un très-grand nombre d'observations démontrent que si le corps fibreux n'a pas interrompu la grossesse avant le sixième mois, elle a toutes chances d'arriver à terme. Si les circonstances peuvent autoriser quelquefois l'avortement, la provocation de l'accouchement prématuré ne se justifie par aucun motif. Tout commande au contraire l'abstention. Le foetus dont la tumeur n'a pas troublé l'évolution peut, arrivé au terme, rencontrer quelques-unes des chances heureuses qu'offre l'accouchement.
Source : Gallica

Portrait de Sylvanus Stall Sylvanus Stall Ce que tout homme marié devrait savoir… (1905-1915)

Les deux grands dangers de l'accouchement sont l'hémorrhagie et la fièvre ; le premier a pour cause directe, et le second souvent pour cause indirecte, la déchirure des vaisseaux sanguins qui se produit au moment où l'enfant se sépare de la mère. Quand l'œuf humain est bien mûr, la nature a tout arrangé pour que le danger soit minime, mais il est considérable dans un accouchement prématuré.
Source : Gallica

Robert Barnes Leçons sur les opérations obstétricales et le traitement des hémorrhagies ou Guide de l'accoucheur… (1873)

Il en est résulté trop souvent que l'enfant est né dans un moment imprévu, inopportun, avant qu'on pût apporter du secours, et a succombé à un de ces accidents, tels qu'une présentation défavorable, ou la procidence du cordon, qui sont si fréquents dans l'accouchement prématuré. Ainsi, supposons qu'on ait décidé de provoquer l'accouchement au huitième mois, on ponctionne les membranes, on les détache, ou bien on introduit une bougie dans l'utérus ; puis on croit n'avoir plus rien à faire que d'attendre patiemment le commencement du travail
Source : Gallica

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