Leucoplasie

Définition et enjeux

Armand Siredey Traité de gynécologie médico-chirurgicale (1911)

Diagnostic. — Le diagnostic est facile : on ne pourrait guère confondre la leucoplasie qu'avec des plaques de vitiligo, reconnaissables à la décoloration des poils, à l'absence de toute modification des tissus, en dehors de l'aberration pigmentaire survenue à leur niveau, ou bien avec le kraurosis qui se distingue par son caractère atrophique, franchement manifeste dès le début.
Pronostic. — Par elle-même la leucoplasie n'altère nullement la santé des malades, elle n'entraîne aucun trouble fonctionnel. Sa marche lente ferait volontiers porter un pronostic bénin.
Source : Gallica

Pedro Léon Mantilla Leucoplasies et cancer (1901)

Mais, conclut Gaucher, « la leucoplasie est une affection qui doit rester sous la surveillance étroite du médecin, seul juge de sa tendance vers la guérison ou la dégénérescence cancéreuse. La leucoplasie la plus simple cliniquement peut être déjà un épithélioma qui germe et qui nécessitera dans un avenir plus ou moins proche la cautérisation ignée ».
L'intervention chirurgicale est donc, en principe, reconnue indispensable par tous, et les dermatologistes,
eux-mêmes, Gaucher et Barthélemy notamment, en proclament la nécessité
Source : Gallica

P Blondin Traitement de la syphilis : mercuriaux… (1912)

La durée de la leucoplasie est des plus variables, dans certains cas graves, elle peut aboutir à la mort en moins de deux ans, dans certains cas bénins, elle peut se terminer par guérison. Mais le plus souvent, avec des périodes de rémission ou d'aggravation, elle persiste toute la vie, et l'abrège par les complications auxquelles elle donne lieu
Source : Gallica

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