Thomas Corneille,
Oeuvres de P. et Th. Corneille…
(1857)
“ C'est trop d'indignité que notre souveraine De l'un de ses captifs tienne le nom de reine ; Notre amour s'en offense, et, changeant cette loi, Remet à notre reine à nous choisir un roi. Ne vous abaissez plus à suivre la couronne ; Donnez-la, sans souffrir qu'avec elle on vous donne; Réglez notre destin qu'ont mal réglé les dieux ; Notre seul droit d'aînesse est de plaire à vos yeux : L'ardeur qu'allume en nous Une flamme si pure Préfère votre choix au choix de la nature, Et vient sacrifier à votre élection Toute notre espérance et notre ambition. ”
