Henri Mazel,
Aux beaux temps du symbolisme 1890-1895
(1943)
“ Il y a plus de poésie dans une seule pièce de Charles Guérin que dans tout l'amas de consciencieuses enluminures de chevaliers et de licornes ! Charles Guérin s'était, d'ailleurs, peu à peu dégagé de l'emprise trop forte des poètes de rêve, et d'une édition à l'autre du « Cœur solitaire », par exemple, entre 1898 et 1904, on peut suivre son délicat travail de refonte ; son vers se libère de la domination wagnérienne et tennysonienne, s'éloigne de la forme de Régnier, Retté, Merril et autres ; il devient plus naturel et plus simple, en gardant d'ailleurs toute son émotion vivante. ”
