Charles Guérin

Définition et enjeux

Portrait de Henri Mazel Henri Mazel,  Aux beaux temps du symbolisme 1890-1895 (1943)

“ Il y a plus de poésie dans une seule pièce de Charles Guérin que dans tout l'amas de consciencieuses enluminures de chevaliers et de licornes !
Charles Guérin s'était, d'ailleurs, peu à peu dégagé de l'emprise trop forte des poètes de rêve, et d'une édition à l'autre du « Cœur solitaire », par exemple, entre 1898 et 1904, on peut suivre son délicat travail de refonte ; son vers se libère de la domination wagnérienne et tennysonienne, s'éloigne de la forme de Régnier, Retté, Merril et autres ; il devient plus naturel et plus simple, en gardant d'ailleurs toute son émotion vivante.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau Pierre-Joseph-Olivier Chauveau,  Charles Guérin, roman de mœurs canadiennes

“ Les années qui s’écoulent n’ajoutent point de charmes à sa physionomie qui de laide est devenue affreuse, ni à ses manières, qui de communes sont devenues détestables.
Charles Guérin, de son côté, est parfaitement heureux et sans faire beaucoup de bruit il est devenu, du moins dans notre opinion, un véritable grand homme. Voici comment. Quelques années après son mariage, plusieurs jeunes gens de sa paroisse étaient sur le point d’émigrer à l’étranger.
”
Source : Wikisource

Portrait de Francis Jammes Francis Jammes,  Feuilles dans le vent

“ Charles Guérin fut tel que je ne sais pas si, depuis Stéphane Mallarmé, aucun nous donna l’exemple d’une dignité plus haute.
Encore que son œuvre méritât plus d’honneurs qu’elle n’en reçut, on ne le vit point user de sa fortune pour forcer la gloire. Il avait trop conscience que cette dernière était à lui pour qu’il la traitât en vendue. Il gardait cette pudeur d’un Paul Claudel, d’un Henri de Régnier, d’un Remy de Gourmont, d’un Francis Vielé-Griffin.
”
Source : Wikisource

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