Aulu-Gelle,
Les Nuits attiques
“ Je lisais un jour avec Favorinus ce commentaire d’Hygin ; choqué de la dureté et de la nouveauté de la tournure, sensu torquebit amaro, notre philosophe se mit à rire : « Je suis prêt, dit-il, à jurer par Jupiter Lapis, ce qui est le plus sacré de tous les serments, que jamais Virgile n’a écrit amaro . Je partage complétement l’avis d’Hygin. » Virgile ne s’est pas servi le premier du mot amaror ; on le trouve dans Lucrèce, et Virgile n’a pas cru devoir dédaigner l’autorité d’un poète distingué par son génie et son éloquence. ”
