Isabelle d'Este

Définition et enjeux

Robert de la Sizeranne,  Revue des Deux Mondes

“ On peut douter qu’une femme moins habile et moins parfaite fût venue à bout du terrible condottiere. Mais sous sa rude écorce, il était bien trop fin pour ne pas sentir tout le prestige et la force qu’Isabelle d’Este apportait à son petit Etat de Mantoue. A sa mort, qui arriva en 1519, il le reconnut hautement, dictant à son fils Federico l’éloge de la grande marquise et déclarant qu’il avait toujours trouvé en elle « un génie merveilleux, capable de toute entreprise, si haute qu’elle fût. » Les années d’épreuves n’avaient pas été inutiles. Isabelle d’Este avait dompté son mari. ”
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Robert de la Sizeranne,  Revue des Deux Mondes

“ Ce que la belle Simonetta avait promis au monde, un quart de siècle auparavant, Isabelle d’Este le tint. Elle fut la Renaissance accomplie, triomphante, avec l’éclat et la saveur d’un fruit mûr. De la belle Simonetta, elle avait plusieurs traits : la grâce et le don de sympathie, mille amis, pas une ennemie, la curiosité et l’entrain universels, l’art de résumer en un geste un siècle, en un mot une philosophie, le regard qui avertit les artistes qu’ils ont un modèle et persuade aux philosophes qu’ils ont un disciple, enfin la beauté qui dispense de tout. ”
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