Robert de la Sizeranne, Revue des Deux Mondes
“ On peut douter qu’une femme moins habile et moins parfaite fût venue à bout du terrible condottiere. Mais sous sa rude écorce, il était bien trop fin pour ne pas sentir tout le prestige et la force qu’Isabelle d’Este apportait à son petit Etat de Mantoue. A sa mort, qui arriva en 1519, il le reconnut hautement, dictant à son fils Federico l’éloge de la grande marquise et déclarant qu’il avait toujours trouvé en elle « un génie merveilleux, capable de toute entreprise, si haute qu’elle fût. » Les années d’épreuves n’avaient pas été inutiles. Isabelle d’Este avait dompté son mari. ”
