Mme de Duras

Définition et enjeux

marquise de Henriette Lucie Dillon La Tour du Pin Gouvernet Journal d'une femme de cinquante ans…

Souvent Amédée de Duras profitait de son arrivée pour s'en aller à Londres. C'étaient alors des pleurs et des récriminations sans fin de la part de sa femme. La pauvre Claire ne pensait qu'à faire du roman, avec un mari qui était le moins romantique de tous les hommes! Certes, il aurait joui de son intérieur, si on le lui eût rendu agréable. Mais, sous les apparences de la passion, se dissimulait mal, chez Mme de Duras une arrogance et un empire qui depuis se sont développés encore. Avec beaucoup d'esprit, elle a fait le malheur des siens et d'elle-même.
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Portrait de Sainte-Beuve Sainte-Beuve Revue des Deux Mondes

Mme de Duras disait volontiers qu’elle n’avait pas eu d’enfance, ayant été tout d’abord raisonnable et sérieuse. Ses sentimens affectifs trouvèrent à s’employer sans contrainte dans le foyer domestique ; les évènemens de la révolution commencèrent bientôt de les distraire et d’y introduire des émotions nouvelles. On conçoit l’intérêt passionné avec lequel cette jeune âme devait suivre de loin les efforts et les dangers de son père.
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marquise de Henriette Lucie Dillon La Tour du Pin Gouvernet Journal d'une femme de cinquante ans…

Quoi qu'il en soit, j'ai eu lieu de croire que, lorsque M. de Duras arriva à Hambourg, il y trouva le duc de Fleury venu pour lui déclarer de la part du roi, que sa femme ne serait pas reçue. Là s'arrêta donc le voyage de Mme de Duras, mais j'ai oublié si M. de Duras alla de sa personne à Mittau. En tout cas, ils revinrent à Teddington peu de temps après.
Le ménage s'accordait moins que jamais. M. de Duras avait une attitude de plus en plus mauvaise à l'égard de sa femme. Elle en pleurait jour et nuit, et adoptait malheureusement des airs déplorables qui ennuyaient son mari à périr.
Source : Gutenberg

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