Van der Werft

Définition et enjeux

Auguste Lepage,  L'odyssée d'une comédienne : imité de l'allemand (1881)

“ Emporté par sa passion et ne se connaissant plus, Van der Werft pressait contre sa poitrine ce beau corps sans vie ; il couvrait de baisers ardents le visage, les bras et les épaules de Manon évanouie, car ses vêtements, déchirés et brûlés, laissaient voir ses formes resplendissantes et enchanteresses ; il essayait ainsi de calmer la passion fougueuse qui le dévorait. ”
Source : Gallica

Auguste Lepage,  L'odyssée d'une comédienne : imité de l'allemand (1881)

“ Van der Werft, réveillé par ces tristes souvenirs, se sentait dominé, subjugué ; il s'inclina lentement devant Balzer. Lentement, ce corps puissant tomba
à genoux, baissa la tête de plus en plus, jusqu'à ce que le front touchât enfin la terre. Sa conscience était bourrelée de remords. Des larmes l'auraient soulagé, mais son oeil resta sec. Il essaya de prier, mais ses lèvres aussi restèrent muettes, car elles ne pouvaient trouver une parole. Depuis longtemps, du reste, l'assassin d'Armand de Mivelles avait oublié les prières apprises dans son enfance.
”
Source : Gallica

Auguste Lepage,  L'odyssée d'une comédienne : imité de l'allemand (1881)

“ Je crois
que notre destinée commune nous a fait nous rencontrer sur le même chemin, et c'est pour moi un besoin de vous ouvrir mon coeur... Ecoutez-moi. Je suis un homme d'honneur, Van der Werft est mon nom. C'est à cause de vous que j'ai interrompu mon voyage ; c'est à cause de vous que je reste dans cette ville, car... je vous aime ! Si je suis plus âgé que vos adorateurs, dont j'ai été l'adversaire ce soir, mon amour est aussi plus profond que le leur. Pour vous posséder, Manon, je combattrai, par tous les moyens possibles, tous ceux qui se présenteront.
”
Source : Gallica

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