Eugène Hatin,
Histoire politique et littéraire de la presse en France
“ Mais on doit le blâmer d’avoir prostitué son talent au panégyrique du despotisme, à la défense des causes les plus iniques, des paradoxes les plus révoltants, à la satire des écrivains les plus respectables. Linguet voulait des autels, et voulait les composer des débris des statues de grands hommes qui valaient mieux que lui. Si l’utilité publique est le sceau du vrai talent, et le garant d’un réputation immortelle, on s’explique pourquoi le nom de Linguet est mort de son vivant même. La Révolution l’a surpris composant encore la satire du peuple et de la liberté. ”
