Sculpture égyptienne

Définition et enjeux

Portrait de Guillaume Dubufe Guillaume Dubufe Revue des Deux Mondes

Il est certain que la sculpture égyptienne resta attachée à des traditions immuables, presque à d’étroites habitudes d’art, que jamais, à travers de longs siècles de prospérité et de travail, elle ne voulut ou ne sut quitter. Les Égyptiens se formèrent et gardèrent a tout jamais de l’être humain un type conventionnel, de majesté tranquille et précise, dont ils firent, sans cesse et sans lassitude, en l’agrandissant démesurément ou en le diminuant sans nulle modification, le dieu, l’homme, ou l’enfant. L’être, pour eux, restait sculpturalement à l’âge toujours de l’adolescente beauté
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Portrait de Jean-François Champollion Jean-François Champollion Lettres à M le duc de Blacas d’Aups…

Quelle idée juste pouvait-on en effet acquérir de la sculpture égyptienne, lorsque les seuls produits qu’on en possédait alors en Europe sortaient, pour la plupart, des catacombes les plus vulgaires, n’étaient, plus souvent encore, que de pures décorations architecturales, ou même n’appartenaient véritablement à l’Égypte que par la matière seule dont ils étaient formés ?
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Pierre Paris La sculpture antique (Nouvelle édition… (1889)

La sculpture égyptienne a quelques grands mérites ; les artistes, dès l'époque classique, qui est pour tous l'empire memphite, observent la nature avec pénétration et la reproduisent avec franchise ; ils sont réalistes, mais au bon sens du mot, c'est-à-dire qu'ils savent allier à l'exactitude d'une copie sans scrupules la liberté intelligente d'une interprétation originale.
Source : Gallica

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