Résumé

Actes du 84e Congrès national des sociétés savantes… (1960)

Le bas prix du bois, qu'il est plus facile de convertir en cendres que de vendre, explique que les forêts, quelles qu'elles soient, puissent être longtemps grignotées impunément par une population croissante et ravagées, de plus, par d'abondants troupeaux. La montagne n'est, nous l'avons dit, qu'un immense terroir; elle est mise en valeur, dans son ensemble, par la culture, le pâturage, les artisans nomades, véritables « hommes des bois ». La montagne n'est certes pas prospère, mais elle vit, vend des bêtes, est complémentaire de la plaine.
Source : Gallica

Actes du 84e Congrès national des sociétés savantes… (1960)

Une exploitation européenne s'y livre à la culture maraîchère. A la hauteur de l'aïn-el-Far, la mer apparaît toute proche. Sur les sols sableux, la garrigue de Thuya passe au taillis et une terrasse de sables ferrugineux, faciles à cultiver, porte des cultures maraîchères, profitant d'engrais naturels et artificiels, de l'air doux du littoral, de la forte insolation diurne et de l'eau de sources. Des fermes européennes cultivent : petits pois, primeurs, tomates et poivrons, protégés par des haies de roseaux et des paillots d'alfa; les légumes sont expédiés sur le marché d'Oran.
Source : Gallica

Actes du 84e Congrès national des sociétés savantes… (1960)

En l'espace d'un demi siècle, ces immigrants mettent en valeur d'énormes superficies et transforment la montagne en un immense terroir. Rien de tel aujourd'hui : les pays de grès sont devenus des « forêts » à proprement parler, avec quelques clairières où ne subsistent, en marge de l'exploitation forestière et de quelques industries, qu'une culture et un élevage résiduels. Sans doute un tel déclin est-il chose commune dans les pays de moyenne montagne, mais il se produit par des voies bien diverses.
Source : Gallica

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