André Hesse

Résumé

André Hesse De la protection des animaux (1899)

D'une manière générale, et en ne nous plaçant pas maintenant exclusivement dans les hypothèses spécialement prévues par les textes, nous dirons que la légitime défense contre les animaux d'autrui autorise la destruction de ceux-ci, et, par suite, les dispositions répressives du Code pénal cessent d'être applicables.
C'est ainsi que le fait de tuer un chien (1) qui est surpris sur le terrain d'autrui brisant et mangeant des œufs dans un poulailler, ou encore étranglant des lapins, ne peut tomber sous l'application de l'article 479, n° 1, et est, par suite, à l'abri de toute répression pénale.
Source : Gallica

André Hesse De la protection des animaux (1899)

La répression des mauvais traitements envers les animaux, telle qu'elle est organisée par la législation française, procède d'une double idée : il est, tout d'abord, possible que ces mauvais traitements, émanant de tiers, causent au propriétaire de ces animaux un préjudice pécuniaire. L'intérêt général exige alors qu'un élément du patrimoine ne disparaisse pas impunément, par le fait d'autrui, de l'ensemble des biens qui constituent la fortune des particuliers : une répression pénale s'impose donc ici, et viendra s'ajouter à la réparation civile du préjudice causé.
Source : Gallica

André Hesse De la protection des animaux (1899)

Attendu que l'abus résulte du fait d'user d'une chose irraisonnablement ou de l'anéantir sans utilité ; attendu que si le législateur a voulu, dans certaines circonstances et alors qu'il s'agit d'animaux domestiques, enlever au propriétaire la faculté d'user de sa chose d'une manière irraisonnable et de l'anéantir sans utilité, il paraît, que, quand au contraire, ce n'est pas le pur caprice qui le guide, quand il y a pour lui utilité et profit à la destruction de sa chose, la loi doit cesser de lui être applicable
Source : Gallica

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