Théodore-Gaston-Joseph Chasle de La Touche

Résumé

Théodore-Gaston-Joseph Chasle de La Touche Histoire de Belle-Ile-en-Mer (1852)

Il faudrait se persuader qu'une terre est épuisée pour la culture d'une plante, lorsqu'elle a perdu les principes indispensables à la nutrition de cette plante, et qu'on ne peut l'amender qu'en lui rendant en quantités suffisantes ces principes, soit par des engrais, soit par l'addition de terres qui les contiennent. Mais si, prétendant restaurer un hectare de terre épuisée par les céréales, on écroute un hectare de lande dans toute l'épaisseur de sa mince couche végétale, il en pourrait résulter que la terre à blé ne produirait plus que de la bruyère et que la lande ne produirait plus rien.
Source : Gallica

Théodore-Gaston-Joseph Chasle de La Touche Histoire de Belle-Ile-en-Mer (1852)

On court à grands frais d'argent, de fatigues et de dangers admirer la Suisse avec ses montagnes couvertes de neiges dont les glaces muettes et immobiles ne sont toujours que la nature morte : c'est à Belle-Ile, à la mer sauvage, pendant une tempête d'équinoxe, qu'il faut venir contempler le mouvement et la vie dans leur sublime majesté, entendre la grande voix de l'Océan qui crie gloire à Dieu! car aucun spectacle ne peut donner mieux qu'une tempête l'idée de l'infini, rien n'inspire davantage la pensée de Dieu.
Source : Gallica

Théodore-Gaston-Joseph Chasle de La Touche Histoire de Belle-Ile-en-Mer (1852)

Si quelque grand homme avait habité Belle-Ile au moyen-àge, peut-être nous eût-il parlé des agréables ombrages de la forêt de Bangor, toujours est-il que la tradition en a conservé la mémoire, qu'il en a été parlé dans d'anciennes chroniques manuscrites, que tous les géographes ont dû consacrer sur leurs cartes le nom de la forêt de Bangor, ce qui ne peut être une ironie.
Source : Gallica

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