Résumé

Voyage à Canton. Correspondance d'un élève de Marine (1851)

Avant d'arriver à Manille, j'ai encore le temps de vous raconter la manière dont on prend certains grands oiseaux qu'on ne rencontre qu'à une grande distance des côtes; ainsi, par exemple, l'albatros se pêche au moyen d'une ligne traînante que la vitesse du navire fait flotter ; quand une fois il est à bord et rendu à la liberté, il ne peut pas en profiter, ni s'envoler à cause du peu de hauteur de ses pattes et de ses ailes immenses. Il en est de même de presque tous les grands oiseaux de mer qui ne peuvent prendre leur essor qu'à partir d'un lieu élevé.
Source : Gallica

Voyage à Canton. Correspondance d'un élève de Marine (1851)

Aussi quand on sut à Canton le projet de madame de Lagrenée de visiter cette ville, la diplomatie chinoise fut en émoi, et pour en venir à ses fins, il fallut que madame de Lagrenée se déguisât en homme.
Ce peuple, adonné à l'agriculture, à la pêche et aux arts tranquilles, suit pas à pas les traces de ses ancêtres ; c'est une loi de l'empire que quiconque en est sorti ne peut y rentrer, et comme d'ailleurs la Chine n'entretient de relations avec presque aucun autre peuple, il en résulte qu'elle est restée ce qu'elle a toujours été, tandis que tout grandissait autour d'elle
Source : Gallica

Voyage à Canton. Correspondance d'un élève de Marine (1851)

A peine la corvette avait-elle reçu à bord son commandant blessé et sans connaissance, qu'une centaine de bateaux, sortant de derrière chaque pointe de rocher, se présentent à l'abordage ; c'est en vain que quelques-uns sont coulés, d'autres démontés ; ceux qui restent resserrent leurs rangs et pressent de plus en plus la corvette, qui définitivement n'a pu trouver son salut que dans la fuite.
Source : Gallica

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