La géométrie, branche des mathématiques qui étudie les figures du plan et de l'espace, a connu une évolution depuis ses origines euclidiennes pour inclure des espaces variés, tels que les géométries projective, non euclidienne ou différentielle. Henri Poincaré la définissait comme un espace continu, infini, homogène et isotrope, tandis que David Hilbert en formalisa les fondements axiomatiques.
Felix Klein, à travers son programme d'Erlangen, classa les géométries selon leurs groupes de symétries, reliant ainsi la géométrie affine, euclidienne ou projective à des transformations spécifiques. Cette diversité méthodologique, associant intuition spatiale et rigueur mathématique, révèle une unité historique plutôt qu'une uniformité conceptuelle, comme en témoignent les progrès de la géométrie algébrique ou non commutative au XXe siècle.