Fort de Souville

Définition et enjeux

Verdun. Argonne (1914-1918) (1936-????)

La route tourne à droite, au pied des escarpements du fort de Souville dont la masse informe bossue la crête. La crête dépassée, l'immense panorama du champ de bataille de Souville-Douaumont se découvre : c'est le « suprême champ clos, pris et repris, le Saint des Saints de cette terre sacrée » où des milliers et des milliers d'entonnoirs boursouflent un sol trituré comme par un cataclysme sans précédent de la nature. On ne peut regarder sans émotion ce champ de bataille unique au monde ; la fournaise où pendant dix mois s'affrontèrent des millions d'hommes, dont près de 700.000 périrent.
Source : Gallica

Historique du 283e R.I. : guerre 1914-1918 (1932)

Seuls les agents de liaison porteurs de plis urgents se risquent héroïquement en plein jour sur ces pistes meurtrières, aussi les cadavres de maints d'entre eux jalonnent les pentes du fort de Souville. Les relèves, les ravitaillements en vivres et en munitions se font la nuit, mais ils n'en sont pas moins très périlleux.
Les avancées du fort de Souville et le ravin de la Poudrière sont soumis en tout temps à un barrage presque ininterrompu que l'on franchit au
plus vite en profitant d'un court moment d'accalmie.
Source : Gallica

Les 25e, 65e et 106e bataillons de chasseurs à pied pendant la grande guerre… (1935)

Quiconque a effectué cette montée vers le fort de Souville a encore présent à l'esprit l'héroïque ascension, et le mépris avec lequel les obus étaient accueillis.
Là, il n'y a plus ni tranchées, ni boyaux; le sol est nivelé, ou plutôt il est labouré d'une succession de trous d'une profondeur inaccoutumée. Dans le fond des ravins, les 210 arrivent avec une ponctualité remarquable. Les unités qui voudraient utiliser pareils cheminements seraient impitoyablement broyées. Tous les chasseurs le comprennent; sur le plateau, l'ennemi vous voit et vous arrose avec les 105 fusants.
Source : Gallica

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