Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ Bientôt, avec la douleur, l’adolescent connut la misère, ou tout au moins la gêne. La guerre et la défaite ébranlèrent d’abord, puis ruinèrent la maison. Grillparzer donna des leçons pour vivre et faire vivre les siens. A vingt-deux ans, il était précepteur dans un château de Moravie. Plus tard, il dut accepter encore d’autres emplois : à la bibliothèque de la Cour, aux archives, et pendant quarante-trois ans le plus grand poète de l’Autriche mena la vie dépendante, humiliée, d’un médiocre fonctionnaire. ”
