“ « Je n’ai pas cherché à retenir Stiva, pensait-elle, mais celle qui me l’a enlevé y a-t-elle réussi ? elle était pourtant jeune et jolie, ce qui n’a pas empêché Stiva de la quitter aussi ! Et le comte sera-t-il retenu par les moyens qu’emploie Anna ? ne trouvera-t-il pas, quand il le voudra, une femme plus séduisante encore ? ”
Stiva
Définition et enjeux
Citations sur “Stiva”
Léon Tolstoï,
Anna Karénine
(1877)
“ Va, va, Stiva ! cria Lévine sentant son cœur battre plus fort ; et tout d’un coup, comme si un déclanchement venait de se produire dans son ouïe tendue, tous les sons, indépendamment des distances, se mirent à le frapper ensemble. Il perçut le pas de Stépan Arkadiévitch et le prit pour un bruit lointain des chevaux ; le bruit d’une petite motte de terre qui tomba et qu’il écrasa en marchant lui sembla le bruit du vol d’une bécassine. ”
graf Leo Tolstoy, Anna Karénine, Tome I
“ Trois jours après la scène qu'il avait eue avec sa femme, le prince Stépane Arcadiévitch Oblonsky, Stiva, comme on l'appelait dans le monde, se réveilla à son heure habituelle, huit heures du matin, non pas dans sa chambre à coucher, mais dans son cabinet de travail sur un divan de cuir. Il se retourna sur les ressorts de son divan, cherchant à prolonger son sommeil, entoura son oreiller de ses deux bras, y appuya sa joue; puis, se redressant tout à coup, il s'assit et ouvrit les yeux. ”
Léon Tolstoï,
Anna Karénine
(1877)
“ Non seulement Stépan Arkadiévitch était aimé de tous ceux qui connaissaient son humeur bon enfant et sa parfaite affabilité, mais il y avait dans toute sa personne, dans son visage agréable et ouvert, dans ses yeux brillants, ses sourcils et ses cheveux noirs, ses joues blanches et roses, il y avait quelque chose qui incitait à la joie et à la gaîté ceux qui se trouvaient avec lui. « Ah ! ah ! Stiva ! Oblonskï ! ah ! c’est lui ! » disait-on presque toujours avec un sourire joyeux quand on le rencontrait. ”
“ Savta fit le signe de la croix et pensa tout haut : — C’est là que l’homme a été tué ! Elle frissonna. — Et c’est là, ajouta-t-elle en pointant du doigt le logis de la Tartare, que j’ai vu le visage d’une morte, Phatmi, notre ancienne première... Je n’irai pas plus loin, princesse. — Nous sommes arrivées, dit Charlotte qui s’arrêtait à la porte de la Grande-Maison. Savta releva son voile pour regarder en l’air. — Ah ! fit-elle, c’est ici que demeure le gros homme avec son soldat. Jésus Seigneur ! boit-il assez de bière ! ”
Villemain,
Revue des Deux Mondes
“ Swift jouit quelque temps de cette réunion et de la célébrité nouvelle que lui donnaient, à Londres, son Gulliver et l’opposition qu’il avait faite en Irlande. Les trois amis se voyaient souvent. L’homme d’état mécontent reprenait ses vastes études d’histoire et de pyrrhonisme. Le poète recueillait des idées qu’il ornait d’images pour son Essai sur l’Homme, et le philosophe, si l’on doit donner ce nom à Swift, songeait tristement qu’il n’aurait plus de ministres à conseiller ou à défendre, et qu’il lui faudrait bientôt retourner en Irlande. ”
Harriet Beecher Stowe,
La Case de l’oncle Tom
(1852)
“ « Éva s’est toujours plu au milieu des esclaves. Pour certains enfants, cela n’a pas d’inconvénient. Moi, je jouais toujours avec les négrillons de mon père, et cela ne me fit jamais aucun mal. Mais Éva traite d’égal à égal avec toutes les créatures qui l’approchent. C’est une étrange manie de cette enfant. Je n’ai jamais pu l’en corriger ; et je serais assez portée à croire que Saint-Clair l’y encourage. Il est de fait que Saint-Clair, sous son toit, est indulgent pour tous, excepté pour sa femme. » Miss Ophélia garda derechef le plus profond silence. ”
Fanny Voisin Mme Charles Delon, Histoire naturelle : leçons préparatoires à l'étude de l'hygiène… (1908)
“ La sève est comme le sang des plantes ; c'est elle qui les nourrit et les fait croître. Et de même que le sang circule au dedans de nous pour porter à chaque partie de notre corps sa part de nourriture, de même la sève circule dans les plantes pour les nourrir. Elle entre par les racines dans l'intérieur de la tige, elle monte dans les branches, pénètre jusqu'aux bourgeons, aux feuilles et aux fleurs, puis elle redescend vers les racines ; et en allant et venant toujours ainsi, elle porte à toutes les parties de la plante la nourriture et la vie. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ SITKA, île de l’Amérique russe, dans l’Océan pacifique, par 58° lat. N. et 138° long, O., donne son nom à un gouvt qui comprend toutes les îles du détroit de Behring ; ch.-l., Nouvelle-Arkhangel,. SIVA, dieu hindou, la 3e personne de la Trinité indienne, passe vulgairement pour le destructeur ; mais c’est plutôt le dieu qui modifie, qui crée à l'aide de la mort, qui dissout ou tue pour créer et renouveler. On lui donne pour femme Bhavani et pour enfants Ganéça et Skanda. Ses adorateurs, nommés Sivaïtes, le regardent comme le plus grand des dieux ”
“ D’un côté, c’était le mur du parc, de l’autre, les derrières d’un couvent. Quand le boyau s’élargit, laissant voir les masures qui flanquaient la « grande maison », Savta ralentit le pas tout à coup. — Je ne suis jamais venue jusqu’ici, murmura-t-elle d’un accent effrayé. C’est la ruelle qu’on voit de la pelouse ? — Oui, répondit Mlle d’Aleix. Voici notre saut de loup, sur la droite, à cinquante pas de nous. Tu te reconnais ? Savta fit le signe de la croix et pensa tout haut : — C’est là que l’homme a été tué ! ”
Paul Banéat,
Ville de Rennes : catalogue du Musée archéologique et ethnographique…
(1909)
“ SIVA, assis sur son trône, tenant à la main la chaîne des êtres et portant au cou le cordon des brahmes. A côté de lui est assise son épouse Bhavani. 20. SIVA et BHAVANI, sa femme. Dans la chaîne de l'Himalaya s'élève la montagne de Mérou, Mahamérou, domicile ordinaire de Siva. C'est de là qu'il répand la vie sous mille formes diverses qu'il renouvelle incessamment. Conformément à ces traditions, le peintre indien a figuré Siva assis sur le penchant de la montagne sacrée. Des serpents s'entortillent autour de ses bras et de son cou. ”
Francis Carco,
Au vent crispé du matin
“ Ah ! n’est-ce pas assez de vous avoir drapés comme une flamme sur mes reins, et que mon visage vous traduise avec ses yeux gavés d’azur, ma bouche qui respire et mes joues qui sont mon être vivant et charnel ? La sève est forte comme l’alcool, je sais ! L’amour tourmente mes flancs et me laboure d’élancements obscurs, c’est bien. ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ L’amateur ne voit dans la fleur, que la beauté de sa forme & de ses couleurs ; le cultivateur y trouve l’espérance d’une abondante récolte, & le philosophe y découvre la main de l’éternel, qui manifeste sa grandeur jusque dans les plus petits objets. Humble Véronique des prés, apprends-moi, comment une sève savonneuse, a pu colorer en un si beau bleu, ton élégante & petits fleur qui se cache sous l’herbe ! L’homme admire, ne le comprend pas, & avoue son ignorance. La graine est fécondée ; ici commence la dernière révolution de la sève. ”
André Chevrillon,
Revue des Deux Mondes
“ Qu’il change, qu’il croisse, qu’il meure, elle n’en est pas affectée. C’est le même Siva qui rayonnait dans ce front candide et frais de jeune fille, dans ce sein délicat et ferme, imperceptiblement veiné d’azur et de rose, et qui fait fondre en liquides innomables ce cadavre qu’on n’ose pas regarder. C’est le même Siva qui agissait dans notre nébuleuse primitive, et qui aujourd’hui, déployé en soleil, en planètes, se disperse sur notre globe en continens, en mers, en montagnes, en formes organiques, en races humaines, en sociétés, en villes. ”
Harriet Beecher Stowe,
La case de l'oncle Tom; ou, vie des nègres en Amérique
(1879)
“ Vous autres, vieilles gene vous devenez si sages, qu'un enfant ne peut tousser ou éternui sans que vous ne voyiez là le désespoir ou la mort. Je ne voi demande qu'une chose : surveillez bien Éva, préservez-la de l'a du soir, ne la laissez pas trop s'échauffer au jeu. et tout ira bien. Ainsi parla Saint-Clare. Au fond de l'àme il se sentait inquiet. Il épiait Éva jour par joui avec une anxiété fiévreuse. Il répétait trop souvent : « Éva es très-bien,. cette toux n'est rien. » Il ne la quittait presqu plus ; il l'emmenait plus souvent avec lui dans ses promenades cheval. ”
André Savignon, Filles de la pluie
“ Six kilomètres séparaient le Stiff de Lan Pol. Les hommes chargèrent leurs fardeaux sur leurs épaules et s’attaquèrent au chemin raide qui monte de la cale. Gagné le sommet du plateau, on aperçoit à droite le phare du Stiff, blanc et court, haut perché à l’extrémité Nord-Est de l’île. En maints endroits, des sillons ont tracé des terrains de culture dans la prairie grasse qui s’étend à perte de vue. Parfois ces champs sont entourés de petits murs de granit ; parfois, dans ces enclos, des ajoncs poussés en taillis drus jettent la note aiguë de leurs fleurs jaunes. ”
Arvède Barine,
Revue des Deux Mondes
“ « Jonathan, » et Swift écrit le soir à Stella, avec un cri de joie et d’orgueil, cette ligne, qui est un trésor parce qu’elle trahit l’homme : « Il savait mon nom de baptême ! » Harley sent qu’il réussit et redouble. Il défend à Swift de venir à ses levers, « parce que ce n’est pas la place des amis. » C’est dans l’intimité qu’il veut l’avoir, à table, afin de causer ensemble, à cœur ouvert, des affaires de l’état. Saint-John raconte à Swift « qu’Harley se plaint de ne rien savoir lui cacher. » ”
Jonathan Swift,
Voyages du Capitaine Lemuel Gulliver…
“ Ceux qui venoient d’acourir n’étoient pas si bien habillez que le premier, au service de qui ils me paroissoient être. Car, après que celui-ci eut prononcé quelques mots, ils allérent moissonner le Bled dans le champ où j’étois. Je m’éloignai d’eux le plus qu’il me fut possible, quoi qu’avec une extrême difficulté, parce que les tuyaux de Bled n’étoient souvent qu’à la distance d’un pied les uns des autres, de maniére que j’avois toutes les peines du monde de passer entre deux. Néanmoins en avançant toujours j’arrivai dans un endroit du champ où le vent & la pluye avoit couché le Bled à terre. ”
Harriet Beecher Stowe,
La Case de l’oncle Tom
(1872)
“ « Ne parlez pas ainsi ; je ne puis pas le souffrir. — Là! le Seigneur nous assiste! reprit Rosa; vous êtes par trop bonne aussi, miss Éva; vous n'entendez rien amener les nègres. Il n'y a d'autres moyens que de les rouer de coups ; c'est moi qui vous le dis. — Rosa ! paix, encore une fois ; pas un mot de plus ! » Les yeux de l'enfant étincelèrent, et ses joues devinrent pourpres. A l'instant Rosa fut matée; elle sortit de la chambre en murmurant à demi-voix ; « Miss Éva est du sang des saint-Clair, ça se voit. C'est qu'elle peut parler juste comme son papa. » ”
Auguste André,
Catalogue raisonné du Musée d’Archéologie et de Céramique
(1876)
“ Un adorateur à genoux implore sa pitié. Le paysage représente le Khaïlaça sur le mont Mérou. Le Gange s'en échappe se rendant dans l'Océan. Des édifices figurent le Siva-poutra ou ville de Siva, où est situé son palais. Il y a lieu de penser que ce génie est un serviteur de Siva, ou peut-être une forme de Siva lui-même. 33. Une divinité qui a nom TALANERY, debout sous un arbre qui l'ombrage, et aux branches duquel est suspendu un chamara ou éventail de plumes de paon. Ses cheveux sont arrangés sur sa tête comme ceux de Siva. ”
“ LES TRAVAUX DE SAVTA Il était convenu entre cette bonne Savta et son estomac qu’un déjeuner de sandwichs, ne pouvait leur suffire : aussi en rentrant à l’hôtel, après la visite rendue à M. Chanut en compagnie de Charlotte, Savta se fit-elle servir dans sa chambre un repas plus convenable. Elle « avait besoin. » Elle mangea beaucoup, longtemps et avec plaisir. ”
Lucien-Anatole Prévost-Paradol,
Jonathan Swift : sa vie et ses oeuvres
(1856)
“ Bien qu'on ait longtemps montré à Dublin la maison où naquit Swift, bien qu'il ait passé la plus grande partie de sa vie en Irlande et y soit devenu populaire, Swift n'avait rien d'Irlandais, ni dans le sang, ni dans le caractère. Son grand-père, vicaire de l'Église anglicane, dans le comté d'Hereford et tout dévoué à la cause royale pendant les guerres civiles, avait eu quatorze enfants. ”
“ Quitter Raguse, vous et moi, emmener Sava, sans qu’elle ait pu parler ni voir personne, plutôt aujourd’hui que demain, puis, ne revenir en cette ville qu’une fois le mariage accompli, et lorsque, devenue ma femme, Sava aura intérêt à se taire ! Une fois à l’étranger, elle sera si bien soustraite à toute influence que nous n’aurons rien à redouter d’elle ! ”
André Savignon, Filles de la pluie
“ Le Stiff devint invisible. Le Créac’h, tout à l’heure si fier de son regard d’aigle, parut en proie à un malaise : sa lueur aveuglante ne fut plus guère qu’un clignotement, bientôt plus qu’un souvenir. Une vapeur dense s’était appesantie sur l’île nocturne. ”
Harriet Beecher Stowe,
La case de l'oncle Tom; ou, vie des nègres en Amérique
(1895)
“ Les espérances de Saint-Clare, ses intérêts, sans qu'il en eût conscience, s'étaient enlacés autour de cette enfant. C'était pour Éva qu'il soignait, qu'il embellissait sa propriété. Son temps, c'était à elle qu'il le donnait. Tout chez lui était à Éva, pour Eva 1 Il ne faisait rien qui ne fût pour elle. Elle absente. il perdait à la fois et l'action et la pensée. Oui, il y a une autre vie. une vie qui donne, quand on y croit, une portée et une signification nouvelles aux chiffres du temps, qui leur donne tout à coup une valeur mystérieuse et inconnue. SaintClare le savait. ”
Arvède Barine,
Revue des Deux Mondes
“ Le père de Swift était un des membres de la tribu qui n’avaient point prospéré. Il s’était marié honorablement, mais pauvrement, ce que son fils ne lui pardonna jamais, et il venait d’obtenir une place modeste à Dublin lorsqu’il mourut, laissant sa femme enceinte et une fille au berceau. La veuve eut recours à son beau-frère Godwin, procureur général, qui passait pour un richard et qui ne la refusa point, mais qui fit les choses maigrement, et, surtout, de mauvaise grâce. La nature ne l’avait pas créé aimable ”
Pierre d’Espagnat, Revue des Deux Mondes
“ La Savane, — Sabana, — cette royale plaine suspendue dont Bogota occupe la lisière orientale, est plate absolument comme l’était la fertilisante mare tertiaire qui l’a formée. Deux voies ferrées, d’une quarantaine de kilomètres chacune, permettent d’en toucher rapidement deux des bords, à Zipaquira et à Facatativa. Les Indiens racontaient qu’au temps des amours de la Lune avec le Soleil, la pâle capricieuse, un jour, se réveilla jalouse. ”
Jonathan Swift , Les Voyages de Gulliver : Voyage au pays des Houyhnhnms
“ Le quatrième jour, m’étant risqué d’avancer un peu dans les terres, je découvris vingt ou trente habitans du pays sur une hauteur qui n’était pas à plus de cinq cents pas de moi. Ils étaient tout nus, hommes, femmes et enfans, et se chauffaient autour d’un grand feu. Un d’eux m’aperçut, et me fit remarquer aux autres. Alors, cinq de la troupe se détachèrent et se mirent en marche de mon côté. Aussitôt, je me mis à fuir vers le rivage, je me jetai dans mon canot, et je ramai de toute ma force. ”
Jonathan Swift,
Les Voyages de Gulliver
(1726)
“ Il me répliqua que cette île que je voulais chercher était une chimère, et que je trouverais des hommes partout ; qu’au contraire, lorsque je serais chez moi, j’y serais le maître, et pourrais y être aussi solitaire qu’il me plairait. Je me rendis à la fin, ne pouvant mieux faire ; j’étais d’ailleurs devenu un peu moins sauvage. Je quittai Lisbonne le 24 novembre, et m’embarquai dans un vaisseau marchand. D. Pedro m’accompagna jusqu’au port, et eut l’honnêteté de me prêter la valeur de vingt livres sterling. ”
Harriet Beecher Stowe,
La case de l'oncle Tom; ou, vie des nègres en Amérique
(1879)
“ Ils font tout ce qu'ils veulent. C'est notre faute si nos esclaves sont égoïstes ; ils se conduisent comme des enfants gâtés. Je l'ai tant répété à Saint-Clare que j'en suis fatiguée. — Et moi aussi, » dit Saint-Clare en prenant-le journal du matin. Éva, la belle Éva, avec cette expression de recueillement profond et mystique qui lui était particulière, s'avança doucement jusqu'à la chaise de sa mère, et lui passa ses petits bras autour du cou. « Eh bien! Éva, qu'est-ce encore? — Maman, ne pourrais-je point vous veiller une nuit, seulement » une nuit?. ”
Jean Fleury Lacoste, Nouveau manuel du vigneron, suivi des moyens préventifs et curatifs de la maladie de la vigne… (1855)
“ La sève est, comme on le sait, ce liquide nutritif dont la circulation dans les végétaux peut être considérée comme le principal phénomène de la vie. La circulation du sang paraît être à très peu près identique. ”
