Pierre de Ségur,
Revue des Deux Mondes
“ Les États stupéfaits méditaient encore leur réponse, que les troupes de Munster avaient déjà passé l’Yssel et commencé leurs ravages ordinaires. Dix-huit mille hommes, plus brigands que soldats, se répandaient comme un torrent dans les provinces de Drenthe, de Gueldre et de l’Over-Yssel, dévastant les campagnes et saccageant les villes, faisant « main basse tant sur la bourgeoisie que sur les garnisons [32] . » Ces excès, disons-le, n’étaient pas sans excuse ; ne recevant « ni paie ni prêt, » les soudards de Galen étaient pour ainsi dire « forcés de vivre de rapines. » ”
