Céphalgie

Définition et enjeux

Gaston Lyon Traité élémentaire de clinique thérapeutique (1897)

Les considérations que nous avons émises, à propos de l'hypertrophie dite de croissance, sont applicables également à la céphalée, c'est-à-dire qu'il faut se garder de considérer comme une céphalée due à la croissance, toute céphalalgie observée chez un adolescent. C'est donc après avoir éliminé, par un examen méthodique, les causes habituelles de céphalalgie des adolescents (vices de réfraction, affections nasales ou pharyngées, chlorose, dyspepsie, constipation, albuminurie intermittente, hystérie, neurasthénie, etc.) , que l'on sera autorisé à incriminer la croissance.
Source : Gallica

F Neucourt Des Maladies chroniques : pratique d'un médecin de province… (1861)

Si le mal de tête est accidentel et ne dure qu'un certain temps, quand même ce serait plusieurs jours, on le nomme céphalalgie; mais si le mal persiste bien du temps, s'il a des retours périodiques et très-multipliés, s'il va toujours en croissant et devient de plus en plus difficile à guérir, on le nomme céphalée. Cette affection prend une infinité de formes diverses : chez les uns, la douleur est perpétuelle, petite à la vérité, mais sans intermission; chez les autres, elle revient d'une manière périodique, et imite, dans les accès, une fièvre quotidienne ou double tierce
Source : Gallica

Emmery Blin Leçons du mardi à la Salpêtrière… (1889)

Cependant la céphalée remonte peut-être aux premiers jours qui ont suivi l'accident, seulement elle s'est fort aggravée par la suite. Elle se présente d'ailleurs avec les caractères classiques que vous lui connaissez et consiste surtout en un sentiment de compression s'exerçant à la fois sur l'occiput et sur la région frontale ; elle est constante, permanente, et s'exaspère sous l'influence des moindres efforts que fait le malade pour mettre son intelligence en jeu.
Source : Gallica

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