Nègre marron

Définition et enjeux

Portrait de Victor Schœlcher Victor Schœlcher,  Des colonies françaises

“ Il y a, par exemple, des nègres qui ne manquent jamais de s’en aller marrons sitôt que le propriétaire s’absente et met un géreur à sa place, puis qui reparaissent dès que le propriétaire reparaît. Ils sont actifs, intelligens, bons travailleurs, lorsqu’ils s’y mettent, et il suffit de les gouverner avec adresse, de savoir leur procurer un emploi de leur goût pour les garder. Un planteur de la Guadeloupe, grand amateur de chasse et de bois, nous disait un jour : « Le nègre qui m’accompagnait dans mes courses vient de mourir ; il faut absolument que j’achète quelqu’enragé marron. » ”
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F.-R. de Tussac,  Cri des colons contre un ouvrage de M. l'évêque et sénateur Grégoire…

“ Il est sans exemple qu'un colon ait consenti à perdre son nègre pour avoir seulement tenté de fuir (car l'évêque Grégoire ne dit pas, pour avoir fui) . Quand un nègre fuit, ce que l'on appelle dans le pays aller marron, on tâche de le faire reprendre, souvent il revient de lui-même, on se fait présenter à son maître par un des voisins, qui ordinairement obtient sa grace, surtout si cela est arrivé pour la première fois. Si le nègre, au lieu d'être rentré, s'est fait prendre, on lui fait donner le fouet; s'il récidive plusieurs fois, on lui met un fer au pied qui l'empêche de retourner. ”
Source : Gutenberg

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