Aubin Ploguen

Définition et enjeux

Portrait de Albert Delpit Albert Delpit,  Jean-nu-pieds, chronique de 1832… (1874)

“ Pauvre Aubin Plôguen ! pauvre paysan arraché à la charrue par le devoir!
Le maître et le serviteur étaient dignes de se comprendre ; ils étaient dignes l'un de l'autre. Et je ne sais plus, quand j'y songe, ce qui m'émeut le plus de celui qui accepte naïvement un si grandiose dévouement, ou de celui qui le donne....
Jean-Nu-Pieds tenait Aubin Plôguen embrassé, serré dans ses bras :
— Tu es mon ami, mon frère, lui dit-il. Tu es boa et fort, grand et doux. Je t'aime et je t'admire, je t'aime et je te respecte !
Fernande les enveloppait de son regard humide et attendri.
”
Source : Gallica

Portrait de Albert Delpit Albert Delpit,  Jean-nu-pieds, chronique de 1832…

“ Une ombre s'estompa à l'entrée de la hutte où avaient passé la nuit les deux chefs.
—C'est toi, Aubin? dit Jean. Entre.
Aubin Ploguen avait revêtu un costume de chasseur. La guêtre montante, la blouse bleue serrée à la taille par la cartouchière. Au chapeau le cœur sanglant attaché.
C'était un souvenir de la grande Vendée. Cibot Ploguen, son père, avait porté ce cœur sanglant pendant les rudes campagnes sous le vieux marquis de Kardigân.
—Eh bien! qu'en dis-tu, Aubin? s'écria Henry. Une belle matinée pour se battre!
”
Source : Gutenberg

Portrait de Albert Delpit Albert Delpit,  Jean-nu-pieds, Vol. 1

“ C'était Aubin Ploguen. Que venait-il faire là? Nos lecteurs ne tarderont pas à le savoir. Lui ne perdait pas son temps. Il marchait à larges enjambées, quand tout à coup il aperçut Deutz, et un cri de colère s'échappa de ses lèvres. Il entra dans la foule, et, se frayant un passage, arriva jusqu'au traître. Alors, levant sa terrible main, il la laissa lourdement tomber sur son épaule.
Certaines natures sont dépaysées quand on les arrache à leur cadre naturel. Le rude Breton se croyait encore en Bretagne.
”
Source : Gutenberg

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