“ Pierres précieuses ; escarboucles de Carthage.Callaïs. Sorte d’émeraude. — Salammbô, p.46. « Des callaïs arrachées des montagnes à coups de fronde ». — Pline, XXXVII, 33. « les hommes attaquent la callaïs de loin, à coups de fronde, et la détachent de la montagne avec la mousse qui l’entoure. »Campanie. ”
Callais
Définition et enjeux
Citations sur “Callais”
Émile Cartailhac,
Les âges préhistoriques de l'Espagne et du Portugal…
(1886)
“ Mais n'est-il pas admissible qu'à l'époque des sépultures qui nous occupent, les régions de l'Asie qui possèdent la callaïs, depuis longtemps civilisées, auraient envoyé bien autre chose, si le moindre lien commercial les avait unies à notre extrême Occident. Si la callaïs d'Asie n'a pu devancer le bronze, si elle était venue avec lui par la Méditerranée, nous la trouverions en Italie. Elle se rencontrerait dans ces sépultures des Alpes, des Cévennes où l'on connaît quatre minuscules grains douteux associés à une foule de parures de l'aurore de l'âge du bronze. ”
Émile Cartailhac,
Congrès international d'anthropologie et d'archéologie préhistoriques…
(1880)
“ Elles renfermaient des grains de collier d'une forme plus nette, aux arêtes vives, avec une perforation plus nette que dans les autres sépultures. Ce groupe de cryptes était isolé, et l'une d'elles a livré quelques grains de collier en bronze, et une seconde une perle en callaïs : encore un caractère de transition. ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ Je m’affaire de tous côtés, mettant un soin extrême à classer des papiers, rassembler des vêtements, les ranger dans les compartiments de ma malle. J’ouvre ma porte pour prendre une paire de bottines que le garçon d’étage vient de déposer là après les avoir nettoyées ; et je m’immobilise soudain, en entendant une voix fraîche et gaie résonner à l’étage au-dessous, celle de la jeune Colette Barral, qui dégringole l’escalier escortée d’un robuste gars américain, lequel partage sa petite table aux repas. ”
Les Apparitions de Lourdes, souvenirs intimes d'un témoin… (1899)
“ Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu, Callet avait pris pour règle de ne déplaire ni au commissaire de police ni à Notre-Dame de Massabieille. Etait-il donc si coupable Le brave Callet est encore en vie, mais chargé d'ans et d'infirmités. Dans ces derniers temps, il était encore gardien de la Grotte et heureux de fournir aux pèlerins tous les renseignements qui lui étaient demandés sur les origines et les transformations du pèlerinage. — Moi!... oh! cela non, Dieu m'en garde! Nous ne faisons pas comme les carriers, nous autres, pauvres femmes... ”
Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit/Édition 1920
“ Callot, au contraire, est le lansquenet fanfaron et grivois qui se pavane sur la place, qui fait du bruit dans la taverne, qui caresse les filles de bohémiens, qui ne jure que par sa rapière et par son escopette, et qui n’a d’autre inquiétude que de cirer sa moustache. ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ Prise d’une soudaine timidité, à l’idée d’aller me faire reconnaître de but en blanc, je griffonne sur ma carte de visite un mot d’explication assez incohérent, et la tends à l’homme en blouse qui disparaît derrière une grande portière de velours rouge. Il revient quelques secondes après : « M’sieur Barral a dit qu’il serait bien content de revoir cette dame ; si vous voulez bien vous asseoir et l’attendre une minute... » ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ « Est-ce que M. Cardoc est chez lui ? — Non, Madame, il est sorti. Mais je sais qu’il ne tardera pas à rentrer. Si vous voulez vous asseoir en l’attendant... » Celle qui me parle est une petite femme maigre, d’une pâleur renforcée par sa poudre, les yeux grands, extraordinairement brillants dans son visage triangulaire, où le menton est à peu près inexistant. Elle est vêtue de noir, et ses cheveux bruns sont coupés en franges avec d’épais frisons courts sur les oreilles. Je pénètre, à sa suite, dans un atelier aussi nu qu’était celui de la Glacière. ”
Firmin Ollivier, Notice sur monseigneur Imbert… (1880)
“ Callas a visiblement reçu les bénédictions les plus précieuses du martyr dont il s'honore d'avoir abrité l'enfance. A deux kilomètres de ce hameau, entre les terres et les collines de la ferme Saint-Amand et les contours sinueux du bassin du Réaltor se trouve le pauvre domaine de Labori (1) . Ce n'est pas sans peine qu'une main-d'œuvre assidue a pu tirer de ces maigres terrains quelques produits ; car, à part certains fonds de vallée un peu plus fertiles, on ne rencontre partout que sol rocailleux et collines dénudées. Mais l'esprit de Dieu souffle où il veut. ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ « Ces gens-là se doutent-ils qu’ils vivent à une heure de l’avenue de l’Opéra, Barral ? — Ils n’y pensent guère, en tous cas ; pas plus que le type que nous allons voir, d’ailleurs. — Mais, enfin, quel est ce « type » ? vous ne m’avez seulement pas dit son nom... — Ça n’a pas d’importance ; il s’appelle Cardoc ; c’est un Breton, né à Paris, qui fait de la peinture avec un talent de chien, et qui — exemplaire unique, je crois — n’a jamais exposé dans aucun salon de peinture. Pas par pose, oh ! non ; mais par timidité d’empoté incorrigible ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ Si tout dans la vie pouvait se conserver dans le camphre, comme ces morceaux d’étoffe et ces chiffons de dentelles... Je ne rouvrirai plus cette malle, qui va s’empoussiérer tranquillement dans mon grenier campagnard. J’en ai retiré une seule chose, pour la garder avec moi : ma photo des Tuileries, avec les cheveux de Barral, dans le cadre de maroquin vert... Barral... non, je ne veux plus penser à lui. On disserte à perte de vue sur le mystère du cœur féminin. Oui ; et le cœur masculin, alors ?... ”
Various, L'Illustration, No. 3229, 14 Janvier 1905
“ Contes anciens.Ecrit en prose,--en une prose harmonieuse et fastueuse,--le livre de M. Callet ne se peut ranger ni dans la critique, ni dans le roman, ni dans la nouvelle. C'est avant tout une oeuvre d'art pur et de poésie. Député à l'Assemblée de 1871, orateur, écrivain, d'une plume habile et sûre d'elle-même, le père de M. Callet a dirigé son fils vers les lettres, mais sans l'amener à sa forme classique. ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ La cuisinière et la femme de chambre nous plaquent ; c’est une vraie calamité, les bonnes, en ce moment ; alors, ma femme en profite pour fermer la maison, et Colette va demeurer dans votre pension, qui est d’ailleurs plus rapprochée de son École des Chartes. Vous la verrez demain ; elle vous renouvellera mes regrets de n’avoir pas pu vous revoir... Enfin, vous reviendrez peut-être un jour à Paris... — Oh ! non, je ne crois pas... Adieu, Barral. ”
Plutarque,
Essais de philosophie et de morale…
(1770)
“ L'ignorant Callias pentoit' aussi flupidement que ceux qu'on entend de nos jours , dire qu'il y a de l'art à se servir de l'épée, de la grenade , du fusil, mais qu'il n'y en a aucun à bien conduire une armée. Il y a des gens plus insensés encore, & beaucoup plus méprisables que Callias & tes pareil ; ce font ceux qui prétendent que la prudence , sans laquelle tous les arts seroient inutiles & souvent dangereux, ne peut ni être apprise, ni s'enseigner. ”
Laurent-Charles Féraud,
Histoire des villes de la province de Constantine…
(1877)
“ Si le Raïs du Collo, qui avait insulté la chaloupe de La Calle, sous le Cap de Rose, a été bâtonné par ordre du Caïd, ce n'a été que parce qu'il était ennemi de Benadoux et il s'est servi du prétexte de la chaloupe pour passer sa haine sur ce Raïs. ”
Jean Giraudoux,
L’École des indifférents
(1911)
“ California cligne ses paupières, il semble qu'une roue d'ombre tourne sous son visage. — Répondez, Monseigneur, ne me taquinez point ! Mrs. Callie a raté sa vocation. Elle a la taille élancée des martyres, leur regard soumis et têtu, et les cheveux épais où se fichent les flèches. Elle a toujours les bras tombants, les mains juste à hauteur pour que les lions du cirque les lèchent ou les goûtent. Mrs. Callie était née pour avoir les plus grands malheurs. Sa patrie aurait dû être mutilée par les ennemis, par eux sa maison brûlée, ses pendules ravies. ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ Dame, je comprends qu’il ait rejoint son régiment ; mais quand on est poli, on s’excuse... on ne s’en va pas comme un voyou. Enfin ! Mon beau-frère part le 4 août. Sa mère prend le trac quand elle voit que ça commençait à se gâter, et elle revient à Paris. Cardoc, lui, ne veut rien savoir pour partir ; il avait commencé une étude d’une maison Louis XIV sous des noyers... elle est même très bien... alors, il a voulu rester pour la finir. Ma sœur s’est dit qu’on ne pouvait pas le laisser tout seul, dans la maison abandonnée aux troupes ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ « Voilà quatre sous de mou pour votre chat, M’sieur Cardoc ; et puis la paire de chaussettes et la chemise de cotonnade que j’ai prises aux Galeries Barbès. Il y en a pour 14 francs 50. — Merci, Madame Estelle. Tenez, vous savez où est l’argent ; dans la boîte où il y a écrit : Calissons Félix Potin. » Mme Estelle va ouvrir l’étrange coffre-fort qui ne ferme pas — dans une pièce dont la porte, à ce que je vois, ne ferme pas davantage — et disparaît dans un réduit obscur donnant sur l’atelier, en déclarant qu’elle va « vivement mettre la soupe en train » avant de s’en aller. ”
“ Le retroussé, le camus, ne sont point accidentellement des états du nez ; ils en sont des états essentiels. Il n’en est pas de même du blanc, qui peut s’appliquer à Callias ou à homme, parce que Callias est blanc, et que Callias se trouve être un homme ; il en est comme du mâle dans l’animal, de l’égal dans la quantité, et de toutes les propriétés qui sont dites attributs essentiels. Par attributs essentiels j’entends ceux dans la définition desquels entre nécessairement l’idée ou le nom de l’objet dont ils sont des états ”
Jean-Pierre Calloc’h,
À genoux
“ « Lorsque je bondis hors de la tranchée, une hache à la main, mes gars disent peut-être : « En avant ! celui-la est un homme ». Et ils me suivent dans la boue, le feu, les glaces ; mais vous, vous savez bien que je ne suis qu’un pécheur. Aussi, quand la nuit répand ses épouvantes sur la vallée, lorsque mes frères dorment dans les grottes des tranchées, ayez pitié de moi, écoutez ma demande, et la nuit sera pour moi pleine de clartés ». Ce serait assez de cette poésie pour placer Calloc’h au premier rang parmi nos bardes. ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ Je me laisse tomber sur le divan, tout encombré de papiers d’emballage, les coudes sur les genoux... Me voici impitoyablement ramenée à la fenêtre de ma chambre, qui ouvrait sur le jardinet bordé de lilas, déjà un peu poussiéreux de l’été commençant, et de troënes au parfum aigrelet ; à côté de moi, le merle du concierge siffle dans sa cage ; Rousset, en manches de chemise, taille sa vigne vierge ; et voici Marcel Barral qui s’avance, avec un sourire un peu gêné, pour me dire bonjour par la fenêtre, alléguant « qu’il a une commission à faire pour Mme Bol... » Encore Barral ! ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ Asseyez-vous donc, Monsieur Barral. On mange toujours trop vite devant quelqu’un qui est debout. — C’est vrai ! Mais je ne peux rester ; il faut que j’aille voir un copain, qui demeure très loin, aux Gobelins... — Ah, oui, les Gobelins ; est-ce ce quartier curieux dont vous me parliez l’autre jour ? — Justement ; et le bonhomme que je vais voir est curieux lui-même. Dites donc, Mademoiselle Thyra... (Il se décide brusquement, comme quelqu’un qui se jette à l’eau.) Puisque vous n’avez pas de cours cet après-midi, venez donc avec moi ! ”
Les Apparitions de Lourdes, souvenirs intimes d'un témoin… (1899)
“ Reconnaissez-vous les faits articulés dans le procès-verbal? — Certainement; mais ce que je nie, c'est la compétence de Callet à verbaliser contre nous. — Comment! qu'est-ce que vous voulez dire? — Je veux dire que Callet s'enferme dans la Grotte et y prie à coeur-joie, tout le monde le sait; il n'a pas le droit de défendre aux autres ce qu'il se permet à lui-même 1. ”
Eugénie Foa,
Les Petits artistes peintres et musiciens…
(1863)
“ Il est en pénitence, seigneur, répondit-elle, affectant de ne pas voir les câlineries que Jacques lui adressait derrière sa chaise pour l'engager à se taire. - Je suis très en colère contre lui, répliqua Jean Callot, lançant à son fils un regard qui força celui-ci à baisser les yeux. Au lieu d'étudier, monsieur ne se plaît qu'à gâter ses livres! ”
Alexandre Huot, Le massacre de Lachine
“ M. de Callières, un brave vétéran qui, depuis près d’un quart de siècle, avait contribué à maintenir la gloire militaire de la France sur les champs de bataille de l’Europe, siégeait près de M. le marquis de Denonville. À l’époque dont il s’agit, aucun officier de la colonie n’avait plus d’expérience et d’habileté militaires que M. de Callières. Récemment encore, il avait été stationné sur l’île Sainte-Hélène, vis-à-vis Montréal, pour former un corps qui devait opérer contre les Iroquois. ”
Alfred Des Essarts, Les Grands peintres, par Alfred Des Essarts… (1862)
“ Jacques se sentit trembler à cette vue : pour lui, maître Josseau était l'image vivante de Jean Callot. « Mon parrain. balbutia-t-il, je. — C'est bon, c'est bon, interrompit le drapier, qui sentait son avantage et ne voulait pas le laisser s'échapper. Je sais qu'on a toujours des raisons excellentes à alléguer pour couvrir une faute. Mais ici il n'y a pas d'excuse possible. On n'a jamais le droit de quitter brusquement de pauvres parents qu'on plonge dans le chagrin. » Le fils de Jean Callot sentit ses yeux se mouiller de larmes. ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ Alors, je me décide brusquement à franchir le couloir d’entrée et me trouve dans une vaste salle rouge sombre, où des hommes en redingotes ou en tenues militaires flânent, s’interpellent, éclatent de rire, fument des cigarettes, et ont l’air de ne faire absolument rien. La bonne moitié des tableaux est encore par terre le long des murs. Je croyais être arrêtée dès l’entrée, mais pas du tout ; une aimable anarchie règne en ce lieu. Enfin, j’avise un gardien et lui demande si je pourrais voir M. Barral. ”
Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ Elle lui dit : « Si, justement ; il y a la boîte où demeure ma belle-mère du côté de Senlis ; elle en loue une partie, quelquefois, à des Parisiens ; je viendrais vous rejoindre en juillet, et on ferait la popote tous ensemble. » Ils vont donc s’installer tous, dans cette maison qui était très gentille, en plein bois ; Dreyer, Cardoc, ma sœur qui lui posait le nu en plein air, le mari de ma sœur, qui est employé chez Roblot (lui, venait seulement passer le dimanche) , et puis la vieille maman qui faisait la cuisine. Voilà que la guerre commence à se mitonner. ”
John Henry Newman, Callista, scènes de l'Afrique chrétienne au IIIe siècle… (1859)
“ Insensiblement, les hommes parviennent bien à s'attacher aux ténébreuses régions de l'extrême Nord. Les Bretons à la peau teinte de rouge, les Cimmériens, les Hyperboréens ne se résignent-ils pas bravement à ne voir jamais le soleil, ton dieu... Callista, le soleil règne ici triomphalement, et tu cherches querelle à ce pays ? – Le soleil de la Grèce est une lumière, répondit Callista, et celui de l'Afrique est un feu. Moi, je n'adore pas le feu... – Je crois même, ajouta Ariston, sans tenir compte de l'interruption de sa soeur, que le Styx et le Phlégéthon finissent par être supportables... ”
Jules Le Neveu, Aimery de Pavie, épisodes des guerres du XIVe siècle dans l'Artois et le Calaisis… (1865)
“ BATAILLE DE CALAIS. Aussitôt que les prisonniers furent en sûreté, les Anglais montèrent à cheval, sortirent du château et se dirigèrent vers la porte de Boulogne. Là se trouvait de Charny , sa bannière déployée et grillant d'impatience d'entrer le premier dans la ville de Calais. Il disait, en ce moment, aux chevaliers qui l'entouraient : — Que ce Lombard met de temps à ouvrir la porte ! il nous fait mourir de froid ici. ”
Victor Fouque, Histoire de Chalon-sur-Saône : depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (1844)
“ Nous avons bien des fois déjà fait remarquer combien le passage des princes était onéreux aux habitants de Chalon. Si nous revenons si souvent sur celte matière, c'est afin de bien pénétrer le lecteur que de tout temps le pauvre peuple a été écrasé par l'orgueil et la vanité des grands. A l'occasion du passage des ducs de Bourgogne et de Berry en 1701 , il y eut à Chalon des fêtes brillantes. ”
Lode Craeybeckx,
Anvers, ville de Plantin et de Rubens…
(1954)
“ Portrait probablement exécuté lors du voyage de Callot aux Pays-Bas. Callot est représenté à mi-corps, de trois-quarts à gauche. Devant lui, sur la table où repose son bras gauche, divers instruments : un compas, une équerre, un nécessaire de dessinateur et une planche gravée portant un écu d'armes (d'argent à 5 étoiles de sable) , indication fautive des armoiries de Callot. Sur son pourpoint, suspendu à une double chaîne passée en sautoir, un médaillon à l'effigie du duc de Lorraine. – Signé : « Ant. van Dyck pinxcit [sic] . Vorsterman sculp. ». ”
