“ NOTRE PRÉCEPTEUR KARL IVANOVITCH Le 12 août 18.., juste le surlendemain du jour où j’avais eu dix ans et où j’avais reçu de si beaux cadeaux, Karl Ivanovitch me réveilla à sept heures du matin, en tuant une mouche au-dessus de ma tête avec un chasse-mouches en papier à pain de sucre, attaché au bout d’un bâton. Il s’y était pris si maladroitement, qu’il avait accroché l’image de mon ange gardien, suspendue au chevet de mon lit de chêne, et que la mouche morte m’était tombée sur la tête. ”
Citations sur “Karl Alvinzi”
Karl Marx,
La Lutte des classes en France
“ Dans ces révolutions dont nous venons de parler, la résurrection servait donc à ennoblir les nouvelles luttes et non à parodier les luttes passées, à grandir en imagination le problème présent et non à fuir devant sa solution dans la réalité, à retrouver l’esprit de la révolution et non à faire revenir son ombre. ”
Karl Des Monts, martyre dans une maison de fous…
“ Imprécations, injures, mots de défi, bruits de soufflets, clameurs inarticulées, tout s'y mêle en une cacophonie sans égale — effrayante comme ces bruits sans nom qui s'échappaient des bouches de l'enfer du Dante... Les aliénés du Nord restent mornes, taciturnes, silencieux, repliés sur eux-mêmes; ceux d'ici, ils aboient, ils grognent, ils hurlent, ils sifflent, ils chantent, ils glapissent, ils coassent, ils beuglent, ils brament, ils braient surtout ! ”
Karl Marx,
La Lutte des classes en France
“ La Révolution de Juin est la révolution haïssable, la révolution répugnante, parce que la chose prend la place du mot, parce que la République découvre la face du monstre en brisant la couronne qui le couvrait et le cachait. — Ordre ! tel était le cri de guerre de Guizot. Ordre ! s’écriait le Guizotin Sébastiani quand Varsovie devint russe. Ordre ! crie Cavaignac, écho brutal de l’Assemblée nationale et de la bourgeoisie républicaine. Ordre ! grondèrent ses cartouches en déchirant les entrailles du prolétariat. ”
Karl Milo, Les débauches d'un confesseur
“ L'espoir leur vint que l'avenir les guérirait des blessures du passé : entrés dans l'église avec une larme dans les yeux, ils en sortirent avec un rayon de bonheur, chacun s'efforçant par un doux regard et une tendre pression du bras de faire oublier à l'autre son chagrin et ses rancunes. ”
Karl Marx,
La Lutte des classes en France
“ Si jamais période historique prit l’aspect d’une grisaille, c’est certainement celle-là : hommes et événements paraissent être des Schlemihl à rebours : ce sont des ombres qui ont perdu leur corps. La révolution elle-même paralyse ses propres soutiens et ne loue que ses adversaires d’une véhémence passionnée. ”
Karl Des Monts, martyre dans une maison de fous…
“ De pareils égouts ne peuvent servir que de réceptacles à des flots de corruption, et il semble que l'âme doive se pourrir comme les corps derrière ces murailles verdâtres, lézardées, ruisselantes d'humidité. ”
Karl Marx,
La Lutte des classes en France
“ La Constitution, l’Assemblée nationale, les partis dynastiques, les républicains rouges et bleus, les héros d’Afrique, le tonnerre de la tribune, les éclairs de chaleur des journaux, les noms politiques et les renoms intellectuels, la loi bourgeoise, le droit criminel, liberté, égalité, fraternité et le 2 mai 1852, tout a disparu comme une fantasmagorie devant la formule d’excommunication d’un homme que ses ennemis mêmes ne tiennent pas pour sorcier. ”
Karl Des Monts, Les Légendes des Pyrénées. 3e édition (1876)
“ Ainsi marchait Karl . Les douces clartés de l' espérance n' illuminaient plus ses yeux . Il rêvait tristement au bonheur passé , frêle songe qui l' avait fui ; il pensait à Thérésa qu' il ne reverrait plus peut-être : il avait laissé derrière lui sa joie et sa vie ; et les sanglots convulsifs de la douleur venaient se briser sourdement contre son cœur tout en larmes . Celui que n' a pas déchiré l' amer regret de se séparer de celle qu' il aime , celui-là ne sait rien de la vie ; toutes les souffrances de la vie sont là ! ”
Karl Des Monts, martyre dans une maison de fous…
“ A elle seule le secret de transformer nos douleurs en joies radieuses, et en précieux souvenirs les chagrins qui nous mordaient le coeur; à elle seule la puissance d'ensevelir nos peines sous les verdoyantes couches de gazon de l'espérance, et de faire germer sur les ruines de nos illusions brisées les fleurs enivrantes de ses perspectives infinies! ”
Karl Marx,
Révolution et contre-révolution en Allemagne
“ La bourgeoisie avait été maintenue par Metternich dans un tel état d’ignorance politique, qu’elle ne comprenait absolument rien aux nouvelles de Paris qui annonçaient le règne de l’anarchie, du socialisme et de la terreur, les luttes imminentes la classe des capitalistes et la classe des travailleurs. ”
Karl Marx,
Le Manifeste communiste/II
“ C’est la besogne que Metternich et Pie IX, déclaraient vaine entre toutes ; Marx, avec eux pensait qu’on n’arrête pas la révolution, et les concessions qu’on lui fait, loin de la désarmer, la précipitent. Mais Marx ajoute que la bourgeoisie elle-même travaille à sa propre défaite et à la victoire du prolétariat. ”
Karl Marx,
Le Capital
(1867)
“ Sous nos yeux, dans un quartier de notre merveilleuse cité, au milieu de la plus gigantesque accumulation de richesses que le monde ait jamais vue, quarante mille individus meurent de faim ! À l’heure qu’il est, ces milliers d’hommes font irruption dans les autres quartiers, ils crient, ces affamés de toutes les saisons, leurs maux dans nos oreilles, ils les crient au ciel ; ils nous parlent de leur foyer ravagé par la misère ; ils nous disent qu’ils ne peuvent ni trouver du travail ni vivre des miettes qu’on leur jette. ”
Karl Des Monts, martyre dans une maison de fous…
“ Rien d'horrible en effet que je sache comme de se sentir l'âme broyée par une multitude de pensées ravageuses qui l'obsèdent et lui font de cruelles blessures; rien de poignant comme les palpitations de coeur qui vous brisent alors la poitrine ; rien d'affreux comme ces acres et vénéneuses perplexités qui vous traversent l'esprit ayant chacune un dard de feu qui corrode tout. ”
Karl Milo, Les débauches d'un confesseur
“ Il s'efforçait à plonger dans son passé le plus ancien pour mieux oublier ses malheurs récents; mais il avait beau faire, à toutes les minutes de la vie, un mot de valet en belle humeur, un rire de femme, rouvraient sa blessure et lui faisaient cruellement sentir le bonheur à tout jamais perdu. La jeunesse est l'âge des expansions : c'est la tuer que de lui interdire les larmes, les rires, les cris d'amour ou de colère ”
Karl Marx,
La Lutte des classes en France
“ L’âge encore jeune auquel le gouvernement les recruta les destinait particulièrement ou bien aux héroïsmes les plus élevés et aux sacrifices les plus exaltés, ou bien au banditisme le plus vulgaire et à la corruption la plus honteuse. ”
Karl Des Monts, Les Légendes des Pyrénées. 3e édition (1876)
“ A partir de ce jour , Marguerite , doucement bercée par de confuses espérances et d' enchanteresses paroles , redevint bien portante et fraîche comme une fleur de printemps , comme une rose de mai . On ne peut plus convaincue de l' infaillibilité des promesses de son amant , elle enfanta de ces beaux songes dorés dont les jeunes filles se plaisent à peupler leur avenir avec une juvénile imprévoyance . ”
Karl Des Monts, Les Légendes des Pyrénées. 3e édition (1876)
“ Comment se hasarder quand chaque éclair qui brille vous dessine , d' un côté le roc abrupt , bizarre , capricieux , s' élevant , s' abaissant , se rompant tout à coup ; de l' autre , la gueule béante de l' Océan prêt à engloutir quiconque oserait sonder la mystérieuse profondeur de ses gouffres . ”
Karl Des Monts, Les Légendes des Pyrénées. 3e édition (1876)
“ Assis à une vaste table , couverte de morceaux de musique et de volumes épars , un grand jeune homme blond y concentrait ses regards avides sur un portrait de femme , idéal , frais et pur , tel qu' en voient les imaginations de quinze ans dans leurs rêves les plus dorés , tel qu' en eût rêvé Lamartine , dans ces heures d' inspiration divine où son génie créait Laurence et Daïdha . ”
Karl Des Monts, Les Légendes des Pyrénées. 3e édition (1876)
“ Rien , en effet , n' est aussi bizarre que cette route où le Gave se tord tout le temps à vos côtés en mille replis fantastiques , comme ceux d' un serpent inondé d' écume , sans s' aucunement soucier des belles pentes gazonnées qui l' entourent ; où d' instant en instant de folâtres sources , aussi bavardes que de vieilles commères , glissent en se jouant le long des parois du roc qu' elles ont fini par user . ”
Karl May, Une maison mystérieuse à Stamboul… (1915)
“ Rien n'égale l'horreur de ces sentines de tous les vices, de ces maisons, de ces bouges, où l'orgie et la misère se coudoient, où la saleté soulève le coeur, où les plus hideuses maladies dévorent une population corrompue au moral comme au physique. ”
Karl Marx,
La Lutte des classes en France
“ N’est-ce pas le devoir de la bourgeoisie de réglementer le suffrage de telle façon qu’il veuille ce qui est raisonnable, qu’il veuille la domination de la bourgeoisie ? Le suffrage universel en révoquant constamment le pouvoir public, en le créant à nouveau, en le tirant de son propre sein, ne supprime-t-il pas toute stabilité, ne met-il pas tous les pouvoirs existants continuellement en question, n’annihile-t-il pas l’autorité, ne menace-t-il pas même de mettre l’anarchie au même rang que l’autorité ? ”
Karl Marx,
Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Épicure
“ Hegel dit : « Il y a un dépassement abstrait qui reste incomplet en ce sens qu’on ne le dépasse pas lui-même. L’infini existe ; il se laisse cependant dépasser, et on le fait en posant une nouvelle limite, auquel cas on retourne au fini. Ce mauvais infini est en soi la même chose que le devoir-être éternel... Cet infini n’est tel que par rapport à son autre, qui est le fini. La progression à l’infini n’est, par conséquent, qu’une répétition monotone, une alternance fastidieuse, toujours la même, du fini et de l’infini. » ”
Karl Milo, Les débauches d'un confesseur
“ Le père Batarelle avait en effet les pieds liés comme l'avait dit Girard; même, — détail singulier et qui prouvait sa résolution obstinée de mourir, — un tour de corde liait aussi les poignets. Le jésuite le défit : c'était une chose horrible, disait-il, que ce lien meurtrissant les poignets de ce cadavre. Le pêcheur avait les yeux grands ouverts. Son corps était couvert d'ecchymoses. ”
Karl May, La caravane de la mort : souvenirs de voyage (1897)
“ Hélas! comme le voyageur solitaire, le coureur de pays, l'explorateur, dont le cœur voudrait être rude, comprend bien ces joies-là!Comme il sent que l'âme n'a pas seulement une surface pour le vulgaire et s'accommodant à toutes les situations extérieures, mais un fond intime que l'amour seul peut éclairer ! ”
Karl Marx,
Le Manifeste communiste/II
“ Marx et Engels eux-mêmes furent de ce groupe. Avec eux, Moses Hess, Karl Grün, Otto Lüning, Püttmann, Hermann Kriege. Chacun d’eux dirigeait pour le moins une revue. Mais tous écrivaient dans celles de tous les autres [12] . Quelques-uns, plus instruits des choses anglaises, estimaient sans doute que l’Angleterre apportait sa part d’expérience économique dans cette œuvre d’affranchissement. Ils en venaient alors, comme Hess, à concevoir l’Europe comme une triarchie franco-anglo-allemande. Mais, dans ce trio, l’Allemagne était « le peuple le plus universel, le plus européen [13] ». ”
Karl Marx,
Révolution et contre-révolution en Allemagne
“ La longue paix après 1815 et l’apparente impossibilité de renverser un empire vieux de mille ans, comme l’Autriche, accroissait le crédit du gouvernement de Metternich dans des proportions extraordinaires et le rendait indépendant même des banquiers et des agioteurs ; car, aussi longtemps que Metternich pouvait se procurer de l’argent à Francfort et à Amsterdam, il avait naturellement la satisfaction de voir les capitalistes à ses pieds. ”
Karl Des Monts, martyre dans une maison de fous…
“ Il sera toujours temps de sonder le grand peut-être, et je ne me soucie nullement de sentir que je deviens Dieu, pour me servir de l'expression d'un empereur romain. Sans doute l'existence que je mène est affreuse, intolérable, poignante, pire mille fois que celle des prisonniers ou des forçats, puisque, en prison, au bagne même, tous les coeurs blessés, meurtris, brisés, se rapprochent, se consolent, se prêtent un mutuel appui, tandis qu'en ce belluaire je ne saurais trouver, dans toutes ces brutes qui m'entourent, un seul écho sympathique ”
Karl Marx,
Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Épicure
“ Mais il reste vrai pour Marx que cette puissance pratique de création demeure vide si elle ne s’appuie pas sur la connaissance des lois matérielles du monde. Toute transformation effective du monde exige que l’on fasse le départ entre la véritable création d’un monde selon la possibilité réelle — création qui est en réalité une transformation effective du concret — et la simple projection par la conscience des images qui la hantent et où elle se voit libre. ”
Karl Milo, Les débauches d'un confesseur
“ Au revoir. — Au revoir, monsieur Girard, et que Dieu vous conduise par ce mauvais temps!. Et, l'ayant éclairé pour le faire remonter en voiture, la veuve Huchet rentra chez elle et reprit sa veille vers ses berceaux, toute pensive. — Voilà qui va bien, songeait le jésuite tout en ramenant son cheval vers Tieulloy : qu'il arrive à présent ce qu'il voudra, c'est au fils de la veuve que tout arrivera; le fils de Jacqueline reste sauf. D'ailleurs, Aubany est là. Mais on ne saurait prendre trop de précautions. Allons! la combinaison n'est pas mauvaise. ”
Karl Marx,
Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Épicure
“ Au printemps, la nature s’étend dans sa nudité, et, consciente de sa victoire, offre au regard tous ses charmes, tandis qu’en hiver elle recouvre de neige et de glace sa honte et son dénuement : telle est la différence entre Lucrèce, le vif, hardi et poétique seigneur du monde, et Plutarque, qui cache la médiocrité de son moi sous la neige et la glace de la morale. ”
Karl Milo, Les débauches d'un confesseur
“ Voltaire, Rameau et Damiens, présenté à la présidente pour ce qu'il était, c'est-à-dire un ami, venaient de tenir conseil avec la veuve de Lebret. Il avait été reconnu que tout le monde avait fait son devoir, et qu'il ne fallait s'en prendre de la mort du président qu'à une exécrable fatalité, qu'à une ruse infernale de leurs infatigables ennemis. Ceci ne faisait pas de doute : l'incident du roulier ivre, espion si vite disparu dans la cour de l'auberge, le déguisement employé par un complice, tué ensuite par ceux qui l'avaient utilisé, le prouvaient sunisamment. ”
Karl Marx,
Salaires, prix, profits
“ Réclamer à grands cris une rémunération égale ou même équitable sous le régime du salariat, c’est comme si l’on réclamait la liberté sous le régime de l’esclavage. Il ne s’agit pas de ce qui vous semble juste ou équitable, il s’agit de ce qui est nécessaire et inévitable dans un système donné de production. ”
Karl Marx,
Contribution à la critique de l’économie politique
“ Qu’un homme sans disposition pour la musique, sans goût pour aucune des Muses, achète des cithares et s’en forme un magasin, ou s’entoure de tranchets et de formes sans être cordonnier, ou enfin de voiles et d’après quand il est étranger au commerce, on criera de toutes parts au fou, à l’insensé et ce n’est pas à tort. ”
Karl Marx,
Révolution et contre-révolution en Allemagne
“ Chacun à Vienne sentait qu’une guerre contre la Hongrie était une guerre contre le principe du gouvernement constitutionnel, principe que l’empereur, en essayant de faire des décrets ayant force de loi sans qu’ils fussent contresignés par un ministre responsable, avait foulé aux pieds dans le décret même. Le peuple, la Légion académique, la garde nationale de Vienne se levèrent en masse le 6 octobre, et s’opposèrent au départ des troupes. ”
Karl Des Monts, Les Légendes des Pyrénées. 3e édition (1876)
“ Il semble qu' il y ait au fond comme une lueur étrange dont l' éclat magnétique et fascinateur vous éblouit et vous attire . Si n' était même la main invisible et protectrice de votre ange gardien , vous iriez fatalement rouler dans ces sépulcres sépulcres béants , comme s' ils étaient la gueule de l' insatiable mort . ”
Karl May, La caravane de la mort : souvenirs de voyage (1897)
“ L'œil perçant de l'Arabe se porte en tout lieu en moins d'une seconde ; comme la bête fauve ou l'oiseau de proie, il vit en ennemi avec ceux qui l'entourent, il craint et menace toujours. D'une frontière à l'autre de l'Arabie passe le souffle tantôt doux et parfume, tantôt impétueux et effrayant, d'une étrange poésie qui, partout dans cette contrée, environne le voyageur, partout l'émeut ou l'enchante. ”
Karl May, Les Pirates de la mer Rouge
“ Les héros du moyen âge ne parcouraient le monde que pour se signaler par des prouesses ; nos héros modernes sont des commis voyageurs, des amateurs du tapis vert, des touristes blasés en quête d’une station hivernale ; ils cherchent aventure sous leur parapluie, à table d’hôte, au théâtre ou au skating-ring. ”
