Vicq-d'Azyr

Définition et enjeux

Musée universel... 1re [-2e] année (1857-1858)

Antoine Petit, professeur d'anatomie au Jardin du roi, s'était choisi pour suppléant un jeune homme récemment arrivé à Paris et qui terminait sa licence. Ce jeune homme se nommait Vicq-d'Azyr : fils d'un médecin de Valognes, passionné pour la science, éloquent avant l'âge, Vicq-d'Azyr était bien le plus élégant anatomiste de France et de Navarre. Une taille souple, élancée, des yeux vifs et tendres, des cheveux bien plantés sur un front large et pur, une jambe admirablement tournée, une noblesse et une élégance naturelles, faisaient du jeune savant un gentilhomme accompli.
Source : Gallica

Portrait de Georges Cuvier Georges Cuvier Recueil des éloges historiques

Riche des travaux de Daubenton, de Haller, de Hunter, de Monro, de Camper, de Pallas, Vicq-d'Azyr embrassa l’anatomie comparée dans son ensemble ; il y porta ce génie profond qui voit dans les sciences le but à atteindre, et cet esprit de suite par lequel on l'atteint ; et la grande réforme opérée, en effet, par M. Cuvier dans l'anatomie comparée, nul ne l'a plus avancée que Vicq d'Azyr.
Source : Wikisource

Portrait de Édouard Brissaud Édouard Brissaud Histoire de la médecine, leçon d'ouverture (1899)

Quoi qu'il en soit, Vicq d'Azyr s'empara de la dissertation de Vandœveren, et, lui fit, de sa plume académique, l'honneur d'un élogieux et brillant commentaire. Avec une restriction, il est vrai : Vicq d'Azyr ne reconnaît l'utilité des erreurs qu'à la condition qu'elles aient pour auteurs des hommes de génie. Ceci est moins encourageant; c'est le revers de la médaille. Mais, en fait, la thèse est absolument juste, et Vicq d'Azyr ne prévoyait pas qu'une erreur du plus illustre pathologiste de son siècle, Stahl, lui en fournirait l'argument le plus péremptoire.
Source : Gallica

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