Apophyse odontoïde

Définition et enjeux

Saturnin Thomas Éléments d'ostéologie descriptive et comparée de l'homme et des animaux domestiques… (1865)

Le corps a une longueur presque triple de celle des autres corps vertébraux du cou. Il est terminé en haut par une éminence, espèce de pivot cylindroïde, que l'on désigne à tort sous le nom d'apophyse odontoïde. Ce n'est pas une apophyse, mais bien une pièce analogue aux autres corps vertébraux, qui a son mode d'ossification propre, mais qui diffère des autres corps vertébraux rachidiens par l'absence de l'arc et des connexions toutes particulières. Il faut donc diviser le corps de l'axis tel qu'on le voit sur l'adulte en deux parties : le corps proprement dit, et l'os odoîttoïde.
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Les serviteurs de l'estomac : pour faire suite à l'Histoire d'une bouchée de pain (1866)

L'apophyse odontoïde s'oppose, il est vrai, victorieusement à tout mouvement de recul horizontal; mais, s'il vient à cheminer de bas en haut, il est comme le cerceau retenu à plat par une cheville : il remonte le long du cylindre protecteur, et perd d'autant plus facilement son aplomb que le sommet de ce cylindre s'effile en pointe aiguë. Supposez maintenant que la tête soit sou- levée violemment. Elle entraîne avec elle l'atlas auquel elle est pour ainsi dire rivée par les ligaments, et lui fait abandonner son poste au niveau de l'apophyse odon- toïde.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Kirmisson Édouard Kirmisson Précis de chirurgie infantile (1906)

Les altérations les plus importantes à étudier sont celles de Taxis. Il peut se faire que le corps de l'axis soit en partie, détruit par une caverne tuberculeuse et qu'à un moment donné, l'apophyse odontoïde affaiblie à sa base se fracture. Mais ce qui est beaucoup plus grave encore, ce sont les cas dans lesquels l'appareil ligamenteux venant à être détruit, l'apophyse odontoïde conserve sa solidité. Il peut se faire en effet que l'atlas s'inclinant brusquement en avant, l'apophyse odontoïde vienne labourer le bulbe, et détermine la mort subite.
Source : Gallica

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