Ivoirerie

Définition et enjeux

Raymond Koechlin,  Les ivoires gothiques français… (1924)

“ L'ivoirerie fut, en France, depuis le milieu du XIIIe siècle environ jusqu'au début du XVe, un métier singulièrement florissant. Aujourd'hui encore, après cinq ou six cents ans, d'innombrables ouvrages l'attestent, statuettes, diptyques, tabernacles, plaquettes, miroirs ou coffrets ; beaucoup de trésors d'église ont gardé les ivoires qu'y avait déposés la piété des fidèles ”
Source : Gallica

Raymond Koechlin,  Les ivoires gothiques français… (1924)

“ Vraisemblablement n'y eut-il pas là négligence et l'on peut estimer qu'un tel exemple témoigne assez de l'abaissement de l'ivoirerie au début du xve siècle.
Au reste, si la qualité du travail déclinait, le goût des amateurs fléchit de même. Avec les riches montures, ce qui semblait leur plaire le plus à ce moment ce sont les tours de force. Nous verrons les ajourages s'introduire dans le métier et l'ivoire lutter de minutie avec le filigrane ; d'autre part, l'on se prit à goûter extrêmement ces retables d'os colossaux que fabriquait dès lors l'atelier italien des Embriachi 3.
”
Source : Gallica

Raymond Koechlin,  Les ivoires gothiques français… (1924)

“ Non seulement on voit les mêmes ivoiriers vendre des tabernacles de la Vierge et des miroirs, des dagues et des statuettes de saints 4, preuve que les objets religieux et les profanes sortaient parfois des mêmes ateliers, mais nous reconnaîtrons plus tard, en étudiant l'ivoirerie profane, combien, en pratique, se confondaient les divers métiers d'apparence si distincts qui la fabriquaient : un pignier, à côté des peignes, vend des miroirs, des gravoirs et des échecs ; un coutelier des peignes, et un tabletier des trousses de toilette garnies. ”
Source : Gallica

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