Réparation locative

Définition et enjeux

L.-G. Sauger Du Louage et des servitudes dans leurs rapports avec les usages locaux… (1860)

L'art. 1754 a donné la définition de la réparation locative. — Il porte : les réparations locatives ou de menu entretien, dont le locataire est tenu, s'il n'y a clauses contraires, sont celles désignées comme telles par l'usage des lieux, et entre autres, les réparations à faire - aux âtres, contre-cœurs, chambranles et tablettes des cheminées ; — au récrépiment du bas des murailles des appartements et autres lieux d'habitation, à la hauteur d'un mètre ; — aux pavés et carreaux des chambres, lorsqu'il y en a seulement quelques-uns de cassés
Source : Gallica

Usages locaux dans Paris (1888)

ART. 1734, CODE CIVIL.— Mais l'usage dispense le locataire de certaines des réparations indiquées en l'art. 1754.
Par exemple : si les pièces des appartements ne sont pas carrelées, on ne considère pas comme réparation locative les trous qui se font dans les aires de plâtre ; la raison en est que le moindre effritement suffit pour occasionner des trous et dès lors on ne peut dire qu'ils proviennent de la faute du locataire ; c'est une dégradation résultant de la mauvaise qualité ou confection de l'objet dégradé.
Source : Gallica

Alfred Le Bègue Traité des réparations, lois du bâtiment… (1874)

Le preneur peut, de son côté, pendant toute la durée du bail, exiger du propriétaire les réparations mises à sa charge par les articles 1719, 1720 et 1755 du Code civil. Exemple : Un foyer de cheminée se brise sous le poids de la cheminée il désaffleure le parquet, il est hors de service; le locataire est fondé à exiger le remplacement du foyer.
Nous ferons remarquer ici, que dès qu'une réparation d'entretien cesse d'être locative, elle passe au gros entretien que doit le propriétaire ; c'est un point très-important' dont on ne se rend pas suffisamment compte.
Source : Gallica

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