Résumé

Paul Yvon Manuel clinique de l'analyse des urines (1880)

On donne généralement à ce nuage le nom de mucus de la vessie. Cette dénomination est impropre, dans ce sens qu'il n'est point nécessaire que l'urine renferme de la mucine pour que ce nuage se forme. En effet, l'urine entraine toujours avec elle une quantité plus ou moins considérable de cellules épithéliales de la vessie ; pendant le refroidissement de l'urine et le repos, ces cellules se rassemblent; en même temps, il se fait un dépôt d'urates, d'acide urique, quelquefois d'oxalate de chaux, qui se fixent sur ces cellules, et autres détritus organiques.
Source : Gallica

Paul Yvon Manuel clinique de l'analyse des urines (1884)

Recherche de la glycose dans l'urine. — Le sucre existe à l'état normal dans le sang; ce fait est désigné sous le nom de glycémie; lorsqu'il passe dans l'urine, il y a glycosurie.
Ce passage peut être léger et temporaire, ou bien au contraire il peut être de longue durée et constituer alors l'affection qu'on désigne sous le nom de diabète. Il ne suffit donc pas de rencontrer une fois du sucre dans l'urine pour conclure à l'existence d'un diabète. Il faut
d'abord connaître la provenance de l'urine au point de vue du moment de l'émission.
Source : Gallica

Paul Yvon Manuel clinique de l'analyse des urines (1888)

« D'une manière générale, on peut considérer la formation de l'urobiline comme le procédé le plus avantageux dont dispose l'organisme pour se débarrasser de l'hémoglobine et des résidus biliaires accumulés dans les tissus.
Ces pigments sont, en effet, peu solubles, peu diffusibles,
et ont une grande tendance à se fixer dans les tissus; l'urobiline est, au contraire, diffusible à régal des cristalloïdes comme l'urée et doit à cette propriété d'être promptement et aisément éliminée par l'urine. »
M. le professeur G. Hayem vient de publier un travail très intéressant sur l'urobilinurie.
Source : Gallica

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