“ Cette lettre fausse de M. Schwarzkoppen à M. Panizzardi (ou inversement) avait eu son office. Elle était destinée surtout à fournir à l’État-Major, un instant ébranlé par l’enquête de Picquart, un point d’appui pour la résistance, un prétexte à se ressaisir. ”
Georg von Schwarzkoppen
Définition et enjeux
Citations sur “Georg von Schwarzkoppen”
Henri Choppin, Souvenirs d'un capitaine de cavalerie… (1909)
“ On voulait donc dicter le verdict, le fait est indéniable. On n'ose se débarrasser du gêneur qu'était le ministre de la guerre, m lis rien ne fut épargné pour. forcer la main des juges. De plus, des démarches officielles furent faites près du gouvernement allemand pour invoquer le témoignage du colonel Schwarzkoppen en faveur du prévenu. Je n'invente rien et puis invoquer, à l'appui de ce que j'avance, le témoignage de ce même Joseph Reinach, le Dangeau de l'Affaire. ”
Friedrich Hoenig, La vérité sur la bataille de Vionville-Mars-la-Tour… (1903)
“ On lit, par exemple à l'appendice, page 101 : « Ce n'est qu'au « moment où le major von Scherff s'occupait du rassem- « blement des fractions dispersées, que le général de « Schwartzkoppen se sépara de son officier d'état-major. » Et pourtant Scherff, dans les Kriegslehren, dit lui-même que cette séparation eut lieu bien avant, quand il galopa vers Mars-la-Tour ; puis, clans le M.-W. de 1898, qu'il a suivi seul à cheval l'attaque de la 38e brigade. ”
F. de Martens, Revue des Deux Mondes
“ Le porte-parole de ces derniers fut le distingué délégué de l’Allemagne, le colonel Gros de Schwarzkoff, qui, dans un remarquable discours, déclara devant les représentans des vingt-six puissances européennes, américaines et asiatiques, que « le peuple allemand n’est pas écrasé sous le poids des charges et des impôts ; il n’est pas entraîné sur la pente de l’abîme ; il ne court pas à l’épuisement et à la ruine. Bien au contraire, la richesse publique et privée augmente, le bien-être commun, le standard of life, s’élève d’une année à l’autre. » ”
Campagne de Saxe en 1813 . (Signé… (1866)
“ Aussi Napoléon avait tellement senti la possibilité de ces désastres, dans le cas ou Schwarzemberg s'apercevrait de son absence, il avait tellement compris l'importance et la possibilité de ces désastres qu'il résolut pour que son secret fût mieux gardé, de n'en instruire que Murât. Aussi lui écrivit-il à cette occasion en lui disant qu'il lui livrait un secret d'état, que sa marche sur Berlin devait être ignorée de l'armée entière, et que de ce secret dépendait le salut de l'armée entière et peut-être même de celui de l'Empire ! ”
Friedrich Hoenig, La vérité sur la bataille de Vionville-Mars-la-Tour… (1903)
“ On ne peut trouver dans cet ordre complémentaire une confirmation de l'idée dont le général de Schwartzkoppen était hanté. Au contraire, d'après les vues du commandement, il allait de soi, évidemment, de comprendre dans sa zone d'avant-garde cette route d'Étain, que l'on voyait presque à l'oeil nu de Maizeray ; et, pour cela, Schwartzkoppen ne manquait pas de cavalerie. Au surplus, cet ordre complémentaire était erroné ; mais Frédéric-Charles, en l'écrivant, ne suppose déjà plus que Schwartzhoppen stationne à Maizeray-Saint-Hilaire, autrement le mot pousser sa cavalerie ne signifierait rien. ”
Friedrich Hoenig, La vérité sur la bataille de Vionville-Mars-la-Tour… (1903)
“ D'après un rapport du 17 août 1870, c'est à 2 h. 1/2 passées que Schwartzkoppen fit son rassemblement au sud-est de Suzemont et c'est seulement à 3 h. 1/4 qu'il rendit compte au général en chef de son intention de marcher sur Ville-sur-Yron (25e fascicule, p. 27, notes) . Comment Schwartzkoppen aurait-il pu faire ce rapport s'il avait reçu par Hirschfeld, un peu avant 3 heures, l'ordre dont il est question ! ? Enfin la relation du Grand État-Major (I, 604) est encore en contradiction avec le 25e fascicule. ”
Friedrich Hoenig, La vérité sur la bataille de Vionville-Mars-la-Tour… (1903)
“ Sans considérer à qui est envoyé le rapport de 10 heures, de Lehmann, on peut regarder comme une chance que le général de Voigts-Rhetz l'ait reçu, étant données les circonstances. Car, d'après ce que nous lisons dans les Kriegslehren de Scherff (p. 26, 27, 29) sur les idées en cours à l'état-major de la 19e division, le compte rendu de Lehmann n'eût jamais décidé le général de Schwartzkoppen à marcher au champ de bataille ; il l'eût raffermi, au contraire, dans sa supposition que sa mission était du côté de la Meuse. ”
Friedrich Hoenig, La vérité sur la bataille de Vionville-Mars-la-Tour… (1903)
“ Schwartzkoppen a pris pour une certitude un fait qui n'était rien moins que sûr, et les événements lui ont donné tort. Au reste, l'infanterie ne fut pas seule à comprendre le danger de la situation ; on le pressent déjà d'après la manière d'agir de Brandenburg. Les paroles que j'ai rapportées plus haut, de Schaumann, le prouvent encore. Il ne pouvait plus maîtriser son anxiété et alla trouver le général de Schwartzkoppen. ”
“ Il faut défaire en un instant l’œuvre de Schwarzenberg, qu’appuient les colonels ; et pour agir, il n’a d’autre force que celle de son autorité ! Ayant une Ame de souverain, il en devine le mystérieux pouvoir, et la révèle aussitôt à ceux qui le tenaient pour un jeune homme sans conséquence, et qui se mettent à trembler devant lui. ”
Observations sur l'histoire militaire depuis Louis XIV jusqu'à nos jours… (1851)
“ Mais l'historien pèche toujours par une tendance incessante à l'exagération et par l'ignorance où il paraît être de ce qui se passait chez les alliés. Il affirme que Schwartzenberg n'apprit l'arrivée de Napoléon qu'au moment où le combat du 26 était fortement engagé. C'est une erreur. Il est assez connu que le général autrichien en fut informé cinq heures avant l'attaque, que les souverains avaient même décidé qu'on ne livrerait point bataille, et que l'engagement n'eut lieu que parce qu'on oublia de donner contre-ordre!!! ”
Friedrich Hoenig, La vérité sur la bataille de Vionville-Mars-la-Tour… (1903)
“ On peut être certain que si Schwartzkoppen s'était porté en avant avec le 4e escadron du 2e dragons de la Garde, puis, comme c'était son devoir suivant moi, s'était rendu auprès du général de Voigts-Rhetz dont il pouvait recevoir les indications les plus sûres, il se serait trouvé à l'entrée en ligne de la tête de sa demi-division très suffisamment éclairé pour lui envoyer à temps des ordres raisonnés. C'est toujours ce qu'il y a de plus rapide et de plus sûr en pareille circonstance. ”
Jean Jaurès,
Histoire socialiste de la France contemporaine
(1901-1908)
“ Ô toi, s’écrie Klopstock, qui, d’un regard pénétrant, as vu le chemin de la victoire et de l’immortalité, mais qui t’égares peut-être loin du but dans les chemins multiples de la vie, ne vois-tu donc pas comment la pensée allemande a grandi vite, comme le tronc résistant s’appuie à la ferme racine et étend l’ombre de ses rameaux !... ”
Ritter von Leopold Sacher-Masoch, La Pantoufle de Sapho
“ La Schrœder commença à s'intéresser au jeune homme et à se demander si elle pourrait l'aimer?Une autre fois, le dégel était survenu; des cascades ruisselaient des gouttières et des torrents mugissaient le long des trottoirs. La Schrœder hésitait à enjamber les flaques d'eau qui la séparaient du lourd véhicule. Le Polonais fut aussitôt sur place, étendit son manteau sur le pavé, et elle put atteindre sa voiture, les pieds secs.Cet exploit chevaleresque remplit de joie l'artiste, mais quand elle se pencha pour remercier son cavalier-servant, celui-ci, ramassant son manteau, s'était éclipsé. ”
François-Claude Chapuis, Bérézina : campagne de 1812 en Russie (1857)
“ Dès que le prince de Schwartzenberg était décidé à se retirer, il aurait dû faire filer devant lui tout ce qui pouvait embarrasser sa marche, afin que, parfaitement libre dans tous ses mouvements, il pût s'arrêter, marcher, attaquer, en un mot saisir toutes les occasions de faire du mal à l'ennemi. Rien de tout cela n'eut lieu. Seulement, deux fois il prit position pour attendre les Russes et leur livrer une bataille; mais dès qu'ils parurent et se disposèrent à l'aborder, il continua sa retraite. ”
Alfred-Auguste Ernouf, Histoire de France sous Napoléon… (1845-1850)
“ C'est dans un sens tout opposé qu'il opère : non-seulement il se retire devant Tchitchakof, mais il se retire vers l'ouest, laissant le passage libre à l'armée ennemie; en sorte que maintenant c'est Tchitchakof qui se trouve entre Schwarzenberg et Napoléon. Telles sont les informations fâcheuses qui ont assailli l'Empereur à son arrivée à Smolensk. A peine est-on entré dans cette ville, qu'il faut se remettre en marche. Tout est à craindre pour nos magasins de Witepsk du côté de Wittgenstein, pour nos magasins de Minsk de la part de Tchitchakof. ”
“ Le prince de Schwarzenberg aurait donc ainsi laissé tomber sa pensée d’incorporation aussi bien que sa pensée de centralisation. Certes, le cabinet de Vienne n’en est pas encore à confesser tous ces désistemens ; il s’obstine souvent à garder dans le silence les desseins qu’il ne peut plus avouer, il les lâche et les reprend selon les circonstances, et, cédant le plus qu’il peut sans en avoir l’air, il se trouve toujours à portée de conquérir ce qu’il n’a pas eu l’air de céder. ”
Georg Gottfried Gervinus,
Histoire du dix-neuvième siècle depuis les traités de Vienne…
(1864-1874)
“ Au contraire, le lendemain, les Czartoryski, les Ostrovski et les Niemcevicz assaillirent de nouveau le dictateur par leurs prières pour le déterminer à garder ses fonctions ; il y consentit à la condition que la Diète s'ajournerait aussitôt. Celle ci voyait que les dispositions de l'armée et du peuple continuaient à être très-hostiles aux clubistes ou contre-révolutionnaires, terme flétrissant que les aristocrates osaient appliquer aux adversaires de Chlopicki, lequel à leurs yeux était le véritable représentant de la révolution. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Oeuvres de Goethe. Tome 8
(1862-1870)
“ Klopstock, en publiant sa Bataille de Hermann et en la dédiant à l'empereur Joseph II, avait produit un mouvement merveilleux. Les Germains se délivrant de la tyrannie romaine offraient une magnifique et puissante peinture, bien propre à réveiller le sentiment national. Mais, comme, en temps de paix, le patriotisme ne consiste proprement qu'à balayer chacun deyant sa porte, à remplir son office, à apprendre sa leçon, pour que tout aille bien au logis, le sentiment national éveillé par Klopstock ne trouvait aucun objet sur lequel il pût s'exercer. ”
Friedrich Hoenig, La vérité sur la bataille de Vionville-Mars-la-Tour… (1903)
“ Plus loin, Scherff dit que « Schwartzkoppen avait empêché do courir, « même au puits de Puxieux, et par cette confiance en un lendemain plus « favorable, relevé visiblement le moral de la troupe qui était sombre et « triste, mais nullement abattue ». Je laisse dire à ceux qui ont fait la guerre, combien une troupe, après une pareille catastrophe, est sans moyens. Les officiers, grâce à leur force morale, résistent, et chaque minute du repos qui leur est laissé favorise leur énergie. ”
Friedrich Hoenig, La vérité sur la bataille de Vionville-Mars-la-Tour… (1903)
“ Le premier qui s'occupa de la. question de la retraite fut le général von Scherff (1894) . J'ai, écrit dans une note des Untersuchungen, page 138 : « C'est le général de « Schwartzkoppen qui a donné cet ordre, et non le géné- « ral de Wedell. Celui qui l'a porté est le lieutenant de « Bernuth. » Ce renseignement me vient du lieutenant Hunimel, alors aide de camp du colonel de Cranach. Comme les deux états-majors (Wedell et Cranach) étaient ensemble au début, et qu'ils sont longtemps restés côte à côte pendant l'attaque, je peux considérer que Hummel a dit vrai. ”
Friedrich Hoenig, La vérité sur la bataille de Vionville-Mars-la-Tour… (1903)
“ Et si, comme le dit le 25e fascicule (voir plus loin chapitre V) après avoir fait prendre à sa demi-division la formation préparatoire de combat à 2,300 mètres au sud-ouest de Mars-la-Tour et 1200 mètres de Suzemont, Schwartzkoppen attendit une heure entière avec tout son monde, étant donnée l'attente impatiente du commandant de corps, c'est qu'il n'avait pas compris les intentions de Voigts-Rhetz ou qu'il ne craignait pas de lui désobéir. ”
“ Le prince de Schwarzenberg avait les grands côtés de l’homme public ; on attendait beaucoup, sur la foi de sa conduite passée, du poids dont il eût pu peser encore dans les hasards inconnus où la révolution emporte le monde, et la pensée de ce qu’il aurait pu faire s’il eût vécu, jointe à la mémoire récente de ce qu’il avait fait, a rendu sa perte très sensible à tous les esprits qui suivent le mouvement des affaires. On sait que c’est en novembre 1848 seulement que le prince de Schwvarzenberg était parvenu au poste de ministre dirigeant de l’empire d’Autriche. ”
Esprit-Joseph Chaudon, Les Imposteurs démasqués et les Usurpateurs punis
“ Personne ne doutoit qu’il ne fût un imposteur ; plusieurs assuroient qu’il avoit été maître d’école à Scola, ville de la Russie-Blanche, dont les Polonois l’avoient tiré pour servir à l’avancement de leurs desseins ; & d’autres vouloient qu’il eût été Juif. Son fils ne laissa pas d’être élu grand-duc par les habitans de Catuga. Le duc Zarveki, général des Cosaques, se déclara pour lui, & fit consentir les Russiens à le reconnoître pour leur prince légitime, sous promesse de leur aider à chasser les Polonois. On croit avec fondement que cet enfant étoit supposé ”
Michel Podczaszynski, Revue des Deux Mondes
“ Alors parut sur la scène politique le général Chlopicki. Célèbre par son intrépidité dans les armées de Napoléon, et justement appelé par le maréchal Suchet le brave des braves, il avait l’estime de toute l’armée polonaise et la haine du Czarévitch. Obligé par lui de demander sa démission, il vécut dans la retraite, avec une modeste fortune qui suffisait à ses besoins. Lors de l’insurrection, le peuple, qui admirait son caractère, le proclama chef de l’armée au milieu même du combat, et le conseil d’administration s’empressa de le confirmer. ”
François-Claude Chapuis, Bérézina : campagne de 1812 en Russie (1857)
“ Ensuite, le général Sacken, comme l'amiral Tschichagof, comme tous les autres généraux de son armée, avaient pu apprécier la manière d'opérer du prince Schwartzenberg depuis l'ouverture de la campagne. Ils savaient tous positivement qu'une espèce de convention existait entre l'Autriche et la Russie, et dès lors qu'on pouvait agir contre le général autrichien autrement qu'on ne l'aurait fait, si on avait eu pour adversaire un général dont les mains n'auraient pas été en quelque sorte liées par son gouvernement, circonstance qu'il ne faut point oublier parce qu'elle a une grande valeur. ”
Ferdinand Lecomte,
Le Général Jomini, sa vie et ses écrits…
(1869)
“ Napoléon ne pourrait laisser les armées alliées en bataille près de sa ligne de communications ; il faudrait qu'il s'en débarrassât en les attaquant; s'il était repoussé, il serait refoulé vaincu dans Dresde, où il ne pourrait résister longtemps faute de vivres, et les 50 mille chevaux des alliés les eussent rendus maîtres de toute la Saxe jusqu'à la Saale. On discuta assez vivement sur ce projet; mais on convint que, dans tous les cas, l'ordre d'attaque devait être révoqué, et Schwarzenberg partit à cet effet pour rejoindre son chef d'état-major. ”
Saint-René Taillandier,
Le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV et le baron de Bunsen
“ Au moment où nous sommes, c’est-à-dire dans l’intervalle qui sépare la rupture des négociations par le menaçant départ du prince Menchikof (21 mai 1853) et l’envahissement des principautés danubiennes par l’armée russe (2 juillet) , le cabinet de Vienne avait conservé l’espérance de voir le cabinet de Saint-Pétersbourg désavouer son impétueux ambassadeur. M. de Buol, qui après la mort du prince de Schwarzenberg avait été chargé par l’empereur d’Autriche de la direction des affaires étrangères, ne pouvait se décider à croire que le tsar voulût braver l’Europe ”
Armand Lefebvre, Soulèvement de l’Allemagne après la guerre de Russie…
“ Le prince de Schwarzenberg écrivait le 21 janvier au vice-roi : « Les corps de Wintzingerode de Landskoï et de Miloradovitch manœuvrent dans mon flanc gauche ; Sacken et Essen paraissent suivre ce mouvement. Déjà notre avant-garde à Ostrolenka est enveloppée par une nuée de Cosaques qui marque la direction des troupes ennemies. Si cette manœuvre prend un caractère décisif, je me verrai forcé d’abandonner mes cantonnemens pour m’installer sur la rive gauche entre Modlin et Varsovie. Mes troupes, après une telle campagne, sont bien fatiguées. » ”
Louis-Aimé Martin, Plan d’une bibliothèque universelle
“ Voici Klopstock, le Milton de l’Allemagne, plus rêveur et plus sentimental que Milton, mais comme lui plein d’élévation et de majesté ; Haller, esprit universel, qui exhume et couronne d’immortalité les vieux chants des peuples ; Lessing, admirateur de Shakspeare et créateur du drame bourgeois ; Stolberg, Voss, précurseurs de l’école de Gœthe et de Schiller. La France conserve en Allemagne un seul représentant ; Wieland dont la renommée doit rapidement s’éteindre, ainsi que celle de ses élèves Thummel et Schulze, auteurs de contes ingénieux. De toutes parts les talents naissent ”
