Giuseppe Meyerbeer

Définition et enjeux

Camille Bellaigue,  Revue des Deux Mondes

“ Avec une profonde intelligence de l’histoire, avec une entente parfaite des oppositions théâtrales, Meyerbeer a senti qu’il fallait accuser le contraste habilement ménage par son librettiste entre les deux aspects de l’époque choisie, entre les sentimens raffinés et les passions sauvages qui se partagèrent l’âme de la renaissance italienne, puis de la renaissance française. Il n’est pas un drame plus pathétique que les Huguenots ; Il n’en est pas qui s’ouvre par un plus léger prologue. ”
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H. W.,  Revue des Deux Mondes

“ Chacun sait que Meyerbeer est l’homme du monde qui met le plus de soin et de persévérance à combiner entre elles toutes les chances du succès, et cela se conçoit : l’homme qui a passé quatre ans à élaborer une œuvre dans les veilles, le recueillement et la méditation, ne va pas la jeter au public avec cette ridicule étourderie d’un improvisateur italien, qui compte ses semaines de travail par des partitions en cinq actes. ”
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Camille Bellaigue,  Revue des Deux Mondes

“ Le génie de Meyerbeer, son génie historique, est dans ces rencontres et ces contrastes, dont le Prophète offrirait, après les Huguenots, des exemples non moins éclatans. Diversité des époques et diversité des pays, la couleur locale ne consiste que dans le sentiment de l’une et de l’autre, et cette couleur, intense ou légère, il n’est pas un de ses tableaux, un de ses décors, où Meyerbeer ne l’ait répandue. Est-il besoin de citer les plus fameux et les plus grandioses : le cloître de Robert le Diable, les paysages exotiques de l’Africaine, la cathédrale du Prophète et ses liturgies triomphales ”
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