Les Plaideurs

Définition et enjeux

C Le Brun,  Pierre Corneille : auteurs dramatiques qui l'ont précédé… (1883)

“ Le jeune tragique (1639-1699) , l'auteur le plus parfait que nous ayons eu en ce genre, avait donné Andromaque en 1667, les Plaideurs en 1668, imités des fameuses Guêpes d'Aristophane ; Britannicusen 1669, mais ce chefd'œuvre fut accueilli froidement, et Boileau fut presque seul à en reconnaître les beautés, Dans les Plaideurs, Racine ayant parodié par la bouche de l'intimé ce vers du Cid : « Les rides sur son front ont gravé ses exploits ; » l'antique athlète se récria vivement : « Ne tient-il qu'à un jeune homme de tourner en ridicule les vers des gens ? » ”
Source : Gallica

Albert Du Casse,  Histoire anecdotique de l'Ancien Théâtre en France…

“ Racine, qui ne pardonnait pas l'innocente plaisanterie dont son Andromaque avait été l'objet, fut entraîné lui-même, en 1668, à composer une comédie qui est restée au théâtre comme type de comique de bon aloi, les Plaideurs, et qu'on peut considérer comme la parodie de tous les talents et de tous les originaux du parquet et du barreau de cette époque. L'auteur d'Alexandre avait un oncle, brave religieux, dont le plus vif désir était d'arracher son neveu au théâtre, et qui, pour cela, avait imaginé de lui laisser un prieuré de son ordre, sous la condition expresse qu'il en prendrait l'habit. ”
Source : Gutenberg

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