Tong Doc

Définition et enjeux

Édouard Hocquard Une campagne au Tonkin (1892)

Le tong-doc est de moyenne taille; il paraît âgé de plus de cinquante ans; sa figure est restée jeune, comme c'est la règle chez les Annamites, mais des fils d'argent commencent à se montrer parmi les épais cheveux noirs soigneusement relevés en chignon derrière la nuque, au-dessus de son turban de fin crépon de Chine. Il a le teint blanc mat avec une pointe de jaune des Annamites de haute caste, le front bombé, le nez aplati, les mâchoires et les pommettes saillantes; ses yeux noirs, fendus obliquement, ont un regard assez vif qu'il sait fort bien voiler sous ses paupières
Source : Gallica

Pierre Pasquier L'Annam d'autrefois : essai sur la constitution de l'Annam avant l'intervention française (1929)

En un mot le « Tong Doc » commande tout, dirige et contrôle tout puisque toutes les pièces sont établies en son nom, qu'elles soient destinées à la
capitale ou qu'elles doivent rester dans les archives de la province.
Les chefs d'administration, hauts mandarins eux aussi, peuvent pourtant, à leurs risques et périls, correspondre en leur nom et directement, une fois par an, avec la cour au moment où ils présentent leurs vœux au souverain. Il est rare qu'ils se permettent de critiquer leur su périeur, le « Tong Doc ».
Source : Gallica

Edmond Courtois Le Tonkin français contemporain… (1891)

Chaque grande province a à sa tète un tong-doc ou gouverneur assisté d'un quan-bo et d'un bo-chan (mandarin chargé de l'administration ou de l'impôt) et d'un quan-an ou mandarin chargé de la justice.
Le tong-doc est un mandarin du deuxième degré : son pouvoir est très étendu, car il a entre les mains tous les pouvoirs civils et militaires de sa province ; il est l'intermédiaire direct entre la province et la cour de Hué. Chaque petite province a à sa tète un tuan-phu, qui relève du tong-doc.
Source : Gallica

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