Quan Bo

Définition et enjeux

Léon Girod Souvenirs franco-tonkinois : 1879-1886… (1903)

Le Quan-Bo était en train de boire et de rire avec des chanteuses. Depuis Hérode et la fille d'Hérodiade jusqu'à nos jours, c'est toujours là que les bourreaux vont chercher leurs inspirations.
Le fils aîné du Mandarin, un gamin de 18 ans, mais qui chassait de race, demanda comme une faveur de commander le peloton d'exécution. On m'a rapporté qu'à un moment donné, le Père ayant baissé la tête, probablement au moment où il récitait son acte de contrition, ce précoce assassin la lui fit relever d'un coup de sabre sur le front
Source : Gallica

Olivier Martellière La question du Tonkin : novembre 1885 (1886)

Le Quan-Phu, mandarin de 2e classe, 3° degré, est payé par l'Etat et habite un petit fort, appartenant à l'Etat, où sont installés ses bureaux. Il est nommé par le Roi, sur la proposition du Gouverneur de la province. Généralement, il est choisi parmi les employés des bureaux du Quan-bo ou du Quàn-an ; c'est ordinairement le Tong-phan ou le Kinhlich qui sont présentés. Il arrive quelquefois qu'il est choisi parmi les huyens d'une province voisine. Tous ces fonctionnaires sont pourvus de grades universitaires. (Tu tai, bachelier ; Cunhon, licencié ès-lettres.)
Source : Gallica

Prosper Cultru Histoire de la Cochinchine française… (1910)

Dans les petites provinces, le poste de gouverneur est parfois occupé par un quan-bo ; dans les très petites provinces, il n'y a qu'un quan-dao. Dans les provinces de moyenne importance, à la place du tong-doc, il y a un tuan-phu. Ainsi, la province de Bien-Hoa n'avait qu'un tuan-phu, tandis qu'à côté, celle de Gia-dinh était gouvernée par un tong-doc. Le tong-doc est un personnage considérable qui concentre tous les pouvoirs et qui représente le gouvernement. C'est lui qui transmet aux ministères les rapports des chefs de services, qui les date de son pinceau et qui les timbre de son sceau.
Source : Gallica

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