Ferrugine

Définition et enjeux

Léopold Jolly Éléments de thérapeutique générale basée sur la physiologie et la pathologie cellulaire… (1899)

Si l'on veut bien se rappeler que le plus grand nombre des cliniciens, aujourd'hui, dénient aux ferrugineux toute action thérapeutique dans l'anémie, parce qu'il sort de l'organisme autant de fer qu'il en entre, notre théorie n'est-elle pas d'accord avec l'expérimentation clinique, en expliquant ses insuccès ? Mais, pour être exact, nous dirons qu'il y a dans cette négation de toute propriété aux ferrugineux une exagération contraire à la vérité. Les ferrugineux donnent tantôt des succès bien évidents, tantôt des insuccès complets, inexplicables, quand on considère le fer comme agent actif.
Source : Gallica

Louis Mialhe Chimie appliquée à la physiologie et à la thérapeutique… (1856)

Tous les jours on recommande aux praticiens telle ou telle préparation ferrugineuse comme la plus commode et la plus efficace. Sans vouloir faire le procès à aucune d'elles, nous croyons qu'il est convenable de se rendre compte des phénomènes déterminés par l'ingestion des ferrugineux dans l'économie, et de fixer son choix sur ceux d'entre eux qui atteignent le mieux le but que l'on se propose, c'est-à-dire la régénération des globules sanguins.
Source : Gallica

Achille Fillias Nouveau guide général du voyageur en Algérie (1865)

Le fer est un de ces rares médicaments appelés héroïques ; son action est lente, insensible, silencieuse, mais réelle et positive. La source ferrugineuse froide est employée tous les jours pendant le cours de la saison thermale, et elle agit merveilleusement sur les organes affaiblis par la fièvre, la diarrhée la dyssenterie, les engorgements du foie, qui portent le cachet de l'intoxication paludéenne, sans parler de cette foule d'affections nerveuses qui reconnaissent pour cause un appauvrissement du sang, la chlorose ou l'anémie, etc.
Source : Gallica

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